Saint-Pierre-Fourier en Pays Mussipontain

Infos pratiques

Coordonnées

Permanences

  • Mardi, jeudi, vendredi, samedi de 10h à 11h30
  • Mercredi de 16h à 17h30

Présentation de la paroisse

La paroisse Saint-Pierre-Fourier en Pays mussipontain a été créée le 1er septembre 1998 par Mgr Jean-Paul Jaeger.

Elle couvre les communes de Blénod-lès-Pont-à-Mousson, Fey-en-Haye, Jezainville, Maidières, Mamey, Montauville, Mousson, Norroy-lès-Pont-à-Mousson et Pont-à-Mousson.

Pourquoi Saint-Pierre-Fourier ? Pierre Fourier a étudié à plusieurs reprises à Pont-à-Mousson. On le fête le 9 décembre.

Les équipes

EAP

M. l’abbé Philippe Gauer, curé modérateur
M. Clément Gauthier
M. Didier Arthaud
Mme Laurence Epis
Mme Sylvie Delon
Mme Claire Mangin

CEP

M. l’abbé Philippe Gauer, curé modérateur
Mme Anne-Claire Léoutre, économe
Mme Monique Facq, comptable

Catéchistes

Informations à venir.

Patrimoine & culture

L’église de Blénod présente de part et d’autre du choeur deux mosaïques réalisées par Jean Maune (Paris) en 1952. On y retrouve les portraits de nombreux saints de la région ainsi que le rappel des béatitudes.

L’abbaye des Prémontrés, connue aussi sous le nom de Sainte-Marie-Majeure, est un vaste bâtiment du XVIIIe siècle situé dans le quartier Saint-Martin. Anciennement occupée par l’ordre des Prémontrés, l’abbaye est aujourd’hui un centre culturel de la région Lorraine.

À la suite de la décision de l’abbé de Sainte-Marie-au-Bois, Servais de Lairuelz, de transférer son abbaye à Pont-à-Mousson, une première abbaye fut construite au début du XVIIe siècle sur l’emplacement actuel, à proximité de l’université fondée par les Jésuites. De cette première abbaye, il ne reste qu’un porche, un arc et deux portails de style Louis XIII.

Les travaux de l’abbaye actuelle ont commencé en 1705, sous le règne de Léopold Ier, duc de Lorraine et se sont terminés en 1735. Thomas Mordillac, architecte classique, fut chargé de la conception de l’abbaye. L’architecte Nicolas Pierson prit le relais. Ces deux architectes étaient eux-mêmes Prémontrés. Entre-temps la réforme de l’ordre des Prémontrés, dite aussi Réforme de Lorraine, initiée par l’abbé Servais de Lairuelz s’est propagée en France. Au moment de la construction, l’abbaye de Sainte-Marie-Majeure est la maison mère de la congrégation prémontrée de l’antique rigueur, soit une quarantaine d’abbayes, qui a peut-être contribué financièrement à la réalisation de cet édifice.

L’abbaye fut partiellement détruite en 1771 par un incendie.

En 1792, les Pères Prémontrés furent expulsés.

Au XIXe siècle, l’ancienne abbaye abrita le Petit Séminaire diocésain ; elle servit d’hôpital pendant la guerre franco-prussienne de 1870.

Après 1906, elle devint la propriété de la ville de Pont-à-Mousson et servit de nouveau d’hôpital entre 1912 et 1944. Elle fut à nouveau détruite pendant la Seconde Guerre mondiale. En effet pour libérer le passage sur la Moselle en septembre 1944, le général Patton fit bombarder la ville tenue par les blindés allemands. Un incendie ravagea la bibliothèque et une grande partie des bâtiments dans la nuit du 3 septembre dont une fresque représentant la Cène due au peintre Joseph Gilles. L’abbaye resta ensuite à l’abandon durant plusieurs années.

La reconstruction de l’abbaye ne débuta qu’en 1957 et se poursuivit jusqu’en 1974, quand il fut décidé de faire des Prémontrés un centre culturel lorrain, appartenant au Conseil régional. Le Comité régional de tourisme de Lorraine y a notamment son siège.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Abbaye des Prémontrés de Pont-à-Mousson de Wikipédia en français (auteurs)

L’église Saint-Laurent abrite un retable peint du XVIème siècle, commandé par la duchesse de Lorraine Philippe de Gueldre à un atelier anversois.

Le cycle marial et les scénes de la Passion du Christ, accompagnés de scènes des Evangiles et de l’Ancien Testament ainsi que de la Légende Dorée, sont le reflet de la spiritualité de sa commanditaire,

Volets fermés le retable est divisé en six parties et présente aux extrémités basses la Théophanie, Le baptême du Christ par Saint Jean (à gauche du panneau) et La transfiguration (à droite). Dans la partie centrale de gauche est représentée La résurrection de Saint Lazare et dans la partie centrale de droite La guérison de l’aveugle-né. Dans la partie supérieure de gauche on peut apercevoir Le puits de Jacob-la samaritaine et à droite Jésus tenté par Satan.

Jésus devant Pilate, détail du panneau gauche La montée au calvaire Le mariage de la Vierge, détail Le massacre des innocents, détail du panneau droit

Les vignettes de gauche à droite :

  • Jésus devant Pilate, détail du panneau gauche.
  • La montée au calvaire.
  • Le mariage de la Vierge, détail.
  • Le massacre des innocents, détail du panneau droit.

D’après la page Wikipédia consacrée à l’église Saint-Laurent et l’ouvrage Le Salut à Marie, de Jean Magnin et Daniel Meyer, édité par l’Office de Tourisme de Pont-à-Mousson.

Particularités et histoire de la maison paroissiale, 11 rue Saint-Laurent à Pont-à-Mousson

Construit en 1610, cet hôtel particulier a été la résidence de la famille Charvet.

Le 1er mai 1758, François-Dieudonné de Charvet, doyen de la faculté de droit, avocat général à la cour souveraine de Nancy et conseiller du Duc Stanislas, fut sommé par le marquis Antoine-Martin Chaumont de La Galaizière, chancelier de Lorraine, de se retirer dans sa demeure de Pont-à-Mousson en raison notamment de sa mauvaise volonté de rallier Lunéville où devait se tenir une réunion extraordinaire, sorte de lit de justice en présence du duc (Période de « La Querelle des Vingtièmes »).

Suite à son éviction puis à son retour en grâce, François-Dieudonné de Charvet apposa sur la porte d’entrée une plaque avec l’inscription « VIRTUS AGITATA CRESCIT », signifiant littéralement  « La vertu grandit par l’épreuve ».

Quelques soixante ans plus tard, la famille fit don de l’hôtel particulier à la cure de Saint Laurent. Le bâtiment devint donc le presbytère de la paroisse.

D’après Olivier Petit, auteur du blog Patrimoine de Lorraine. Voir d’autres photos dans cet article.

La Croix des Carmes est un monument qui commémore les nombreuses batailles qui ont eu lieu dans le secteur à partir de 1915. Le Bois-le-Prêtre où se trouvait la croix a été âprement disputé entre Français et Allemands. Il s’est trouvé pendant 3 ans au cœur du front.

Située jusqu’au 7 juin 1915 dans les lignes, ce lieu a été, pendant la Première Guerre mondiale, le théâtre d’affrontements acharnés de part et d’autre d’une croix en bois, appelée croix des Carmes. Tenue par les allemands, la croix tombe aux mains des Français qui la déplacent dans la Nécropole nationale du Pétant pour la protéger. L’emplacement de la Croix des Carmes retombe aux mains des Allemands un mois plus tard, le 4 juillet 1915, et le front se fixe pour trois ans dans ce secteur.

Le monument a été inauguré le 23 septembre 1923 en présence de Raymond Poincaré, qui avait été président de la République française pendant la guerre (et jusqu’en 1920). Cette inauguration est représentée par Jacques Grüber en 1924 sur un vitrail de l’église Saint-Gorgon de Fey-en-Haye, à quelques kilomètres de là ; ce vitrail est classé monument historique depuis le 5 septembre 1984.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Croix des Carmes de Wikipédia en français (auteurs)

En avril 2023, deux précieuses reliques ont été installées à l’église Saint-Laurent par Mgr Jean-Louis Papin. En voici l’histoire.

Ces reliques ont été offertes directement par François Ier, roi de France, à sa cousine Philippe de Gueldre, duchesse douairière de Lorraine qui se retira au monastère des Clarisses de Pont-à-Mousson et y vécut pendant plus de 20 ans.

Pieusement protégées durant la Révolution par l’ancienne abbesse Charlotte Barbel et la sœur Marie-Victoire Gabriel, ces reliques furent à nouveau offertes à la vénération des fidèles dans les années 1800. En 1920, elles sont offertes au nouveau monastère lorrain des Clarisses, installé cette fois à Vandoeuvre-lès-Nancy. Lors de la fermeture du monastère Sainte-Claire de Vandoeuvre à l’été 2021, les deux reliques furent données au diocèse. La cérémonie du 23 avril marque leur retour sur leur première terre lorraine de vénération.

LE PRÉCIEUX SANG

La relique du précieux Sang est communément appelée relique du miracle des Billettes. Dans un tube de cristal soutenu par un ange est enfermé un fragment de linge imbibé du sang du Seigneur. Ce fragment, suivant la tradition, fut détaché de celui avec lequel fut essuyé le sang qui coula en abondance d’une hostie consacrée, livrée en 1290 à un juif de la rue des Billettes, à Paris, par une femme chrétienne à qui l’homme avait promis de remettre totalement une somme qu’elle lui devait et des vêtements qu’elle en avait reçus en gage. L’usurier et sa famille se convertirent, et une chapelle fut érigée ultérieurement en lieu et place de son échoppe.

À l’origine, l’ange du reliquaire était en argent, mais l’extrême détresse à laquelle se trouva réduite la pauvre religieuse qui sauva la relique lors de la Révolution la contraignit à vendre le métal pour se procurer du pain. Par la suite, la monture en or du tube de cristal fut également vendue, « par crainte des voleurs », et remplacée par une monture en argent.

Au cours du XIXe siècle, la relique fut la propriété successive de l’abbé Pierson, curé de Blénod-lès-Pont-à-Mousson, de l’abbé Guillaume, aumônier de la Chapelle ducale de Nancy, puis des Frères des Écoles Chrétiennes de Nancy, avant d’être « rendue » aux Clarisses lors de la restauration de leur couvent en 1920.

LA VRAIE CROIX

Le reliquaire de la Vraie Croix date du début des années 1920 et adopte l’allure d’une monstrance néogothique. Le fin morceau de bois provient de la division d’un fragment plus important.

Etienne MARTIN
Commission d’Art Sacré du diocèse de Nancy et de Toul