Prier et méditer

L’homme heureux :

Tout ce qu’il fait est réussi.

Heureux celui qui ne suit pas les conseils des gens sans foi ni loi,

Qui n’imite pas leur conduite coupable

Et ne fréquente pas ceux qui rient de Dieu.

Ce qu’il aime, au contraire, c’est l’enseignement du Seigneur :

Il le médite jour et nuit.

Il fait penser à un arbre planté près d’un cours d’eau :

Il produit ses fruits quand la saison est venue.

Et son feuillage ne perd jamais sa fraicheur.

Tout ce qu’il fait est réussi.

Mais ce n’est pas le cas des méchants,

Ils sont comme brins de paille dispersés par le vent.

C’est pourquoi, au moment du jugement,

ces gens là ne sont pas admis dan l’assemblée des fidèles,

il n’y a pas de place pour eux.

Le Seigneur prend soin de la vie des fidèles,

mais les gens sans foi ni loi suivent un chemin désastreux

 

 

On ne trouve que ce que l’on attend

Il était une fois un homme assis près d’une oasis, à l’entrée d’une ville du Moyen-Orient.

Un jeune homme s’approcha et lui demanda :
– Je ne suis jamais venu ici. Comment sont les gens qui vivent dans cette ville ?
Le vieil homme lui répondit par une question :
– Comment étaient les gens de la ville d’où tu viens ?
– Égoïstes et méchants. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’étais bien content de partir.
– Tu trouveras les mêmes ici, lui répondit le vieil homme.

Un peu plus tard, un autre jeune homme s’approcha et posa la même question :
– Je viens d’arriver dans la région. Comment sont les gens qui vivent dans cette ville ?

Le vieil homme répondit de même :
– Dis-moi, mon garçon, comment étaient les gens de la ville d’où tu viens ?
– Ils étaient bons, bienveillants et accueillants, honnêtes. J’avais de nombreux amis et j’ai eu beaucoup de mal à les quitter.
– Tu trouveras les mêmes ici, lui répondit de vieil homme.

Un marchand qui faisait boire ses chameaux, avait entendu les deux conversations.

Dès que le second jeune homme s’éloigna, il s’adressa au vieillard sur un ton de reproche :
– Comment peux-tu donner deux réponses complètement différentes à la question donnée par deux personnes ?
– Mon fils, dit le vieil homme, chacun porte son univers dans son cœur. D’où qu’il vienne, celui qui n’a rien trouvé de bon par le passé ne trouve rien ici non plus.

Par contre, celui qui avait des amis dans l’autre ville trouvera ici aussi des amis loyaux et fidèles.

Car vois-tu, les gens sont vis-à-vis de nous ce que nous trouvons en eux.                                                              Conte oriental 

 

Convertissez-vous

Il faut se référer à la première pêche miraculeuse ainsi qu’à la deuxième pêche miraculeuse pour comprendre la métaphore évoquée par Jésus. Benoît XVI, en s’adressant aux évêques, précise que les termes « pêcheur d’hommes » désignent le fait qu’il faut jeter les filets de l’Évangile afin que les humains adhérent au Christ, « pour les tirer, pour ainsi dire, hors des eaux salées de la mort et de l’obscurité dans laquelle la lumière du ciel ne pénètre pas ».

Grégoire le Grand, quelques siècles plus tôt, a abordé le sujet dans son homélie 24 consacrée entièrement au deuxième épisode de la pêche. Il y précise qu’après la conversion, après avoir été pris dans les filets, il ne faut pas revenir aux péchés, mais suivre les vertus

Être pêcheur d’hommes consiste à faire suivre une vie meilleure à son prochain.

 

Le cœur des gens sincères

Seigneur, tu as illuminé le cœur des mages venus d’Orient, pour nous faire comprendre que toute personne de bonne volonté peut être partie prenante de ton peuple.

Ces mages, qui avaient leurs propres croyances, ont été accompagnés, tout au long de leur périple, par ta lumière et par tes soins.

Béni sois-tu, Seigneur, pour ces gens de tout horizon religieux qui te cherchent avec sincérité et qui se laissent guider en toutes choses par ta lumière.

C’est NOËL aujourd’hui

Jésus vient chez les hommes. Il prend un corps d’enfant. Il se fait tout petit

Il devient l’un des nôtres, pour tisser nos vies d’hommes    avec la vie de Dieu.

Comme chacun d’entre nous, Jésus sent son cœur battre,

un cœur qui sait aimer sans jamais se lasser,

un cœur blessé à mort, un cœur blessé d’Amour,

de l’Amour même de Dieu.

C’est NOËL aujourd’hui

Jésus étend les bras, des bras

pour le travail et la  fraternité.

Il accueille les enfants, libère le prisonnier.

Il apporte la paix et le pardon de Dieu.

C’est NOËL aujourd’hui

Jésus reçoit deux mains pour construire l’amitié et créer

le partage. Par les mains de Jésus, par les mains des chrétiens

Dieu écrit avec nous une grande histoire d’Amour.

C’est NOËL aujourd’hui

Jésus ouvre les yeux. Il allume l’espérance, il dit la joie d’aimer.

Ses yeux cherchent nos yeux pour nous parler de Dieu.

C’est NOËL aujourd’hui

Jésus parcourt le monde. Il marche sur notre terre. Il vient nous rencontrer.

Une étoile s’allume dans la nuit de nos vies.

Elle éclaire    notre route pour nous conduire vers Dieu.

Jésus est toujours là. Il est toujours vivant.

Dans chacune de nos vies, il est toujours présent.

Il vient ouvrir à tous le Royaume de Dieu.

C’était NOËL hier, … C’est NOËL aujourd’hui…

Fais de nous des veilleurs

 Seigneur

En ce début de l’Avent ,

viens réveiller notre cœur alourdi, secouer notre torpeur spirituelle.

Donne-nous d’écouter à nouveau les murmures de ton Esprit qui en nous prie, veille, espère.

Seigneur,

ravive notre attente, la vigilance active de notre foi afin de nous engager partout où la vie est bafouée,

l’amour piétiné, l’espérance menacée, l’homme méprisé.

Seigneur,

En ce temps de l’Avent,

fais de nous des veilleurs qui préparent et hâtent l’avènement et le triomphe ultime de ton Royaume, celui du règne de l’Amour.

IMPATIENTE ATTENTE

D’une bougie, puis une autre, nous marquons l’attente.

D’un sapin, d’une guirlande, nous préparons nos foyers à la fête.

Nous attendons.

Nous attendons de célébrer la naissance

de celui que nul  n’attendait.

Cette année encore, les festivités seront grandes.

Plus impatiente sera notre attente.

Bethléem déploiera ses fastes.

L’anniversaire de la naissance sera dignement fêté.

Et pourtant, nous attendons encore…

Avant, après, nous attendons.

Un peu, comme si notre attente ne pouvait jamais être comblée…

Nous attendons, Seigneur, que sur cette terre de Palestine,

qui vit naître le Christ, la paix enfin s’installe.

Nous attendons, Emmanuel, qu’au bout du monde,

Comme à note porte, ton message d’amour soit enfin entendu.

Mais, pouvons-nous nous contenter d’attendre ?

                                                        Caroline GOELDEL