Sous le signe de la Joie et de la Solidarité

Dimanche 27 mars, une trentaine de personnes ont effectué une marche en empruntant le parcours de la véloroute entre l’église de Blénod et celle de Saint Laurent à Pont-à-Mousson. C’est l’équipe des veilleuses et veilleurs de la Diaconie, mission nouvellement créée dont la vocation est d’être au service du frère, qui a piloté cette marche joyeuse.

Après un accueil convivial et un temps de prière à Blénod, le cortège a emprunté la véloroute. Après quelques haltes pour prier et chanter, un arrêt à la Tour de Prague a permis à d’autres personnes de rejoindre le groupe. Au pied du calvaire, des lecture d’Évangile et de citations du Pape François ont nourri l’inspiration et l’engagement des participants.

La messe à 11 h à l’église Saint-Laurent et le temps convivial de la Table Ouverte ont parachevé cette belle journée, dans la joie de la préparation de la fête de Pâques.

Béatrice, l’une des participantes à cette journée, nous fait revivre la journée à travers ce poème.

POUR LA PAIX, LA JOIE, LA LUMIÈRE,

au départ de l’Église de Blénod,
nous étions 20 marcheurs,
sur le chemin écolo.
En tête, Marie-Christine
qui allait d’un bon pas.
Dans le peloton, Claudine.
Clément, Roland suivaient,
Annette P marchait près de Jean,
qui parlait à Stéphane.
Yves, Annick, Émeric,
qu’il est bon de marcher,
respirer, avancer en commun
vers un même but avec la foi.

Ont ouvert ce « pèlerinage » René, Laurence, Bénédicte,
Sébastien, Geneviève, Michel et Jean-Marie.
Paule nous guidait au chant,
comme à l’église, avec une très belle voix
qui fait envie de la suivre,
pour y être couvert de joie,
en ce dimanche de réconfort
portés par le ciel,
venue gentiment accompagner de son livret
pour chanter ensemble, Béatrice
la conteuse : de cette belle journée ensoleillée.

Au chemin de la tour de Prague
sont venus nous retrouver :
Pierre comme sur cette Pierre
Dieu a bâti son église,
de 1814 : un beau calvaire
d’avant la guerre…
Une pause, un arrêt,
Annie B priait,
Marie-Odile les écoutait.
Étaient là : Vincent et Denis aussi qui attendaient.

Arrivés à l’église Saint Laurent de Pont-à-Mousson
tous, pour la messe de onze heures,
nous sommes entrés en prières, le tam-tam résonnait,
en présence de Jeanine et de Claire.
Le pot réconfortant à la fin,
nous annonçait un repas partagé,
confectionné par les personnes de cœur,
à PAMbio, les carottes, taboulé, salades composées,
gratin dauphinois, quiches au lard,
fromage, brioche, beignets,
gâteau en forme de cœur nous ravissaient.

Servait à l’église, fidèle et à une table, Odile C,
nous discutions avec Odile M, Annette S, Gérard.
L’anniversaire d’Yvonne a été fêté
avec un gâteau Forêt Noire
qui nous a comblés de plaisir
autour d’un café ou d’un thé.

Chacun est reparti chez lui avec du baume au coeur.

Ce repas convivial, longtemps désiré
par un virus voulu qui n’en finissait pas de nous priver.
L’amour ensemble, c’est formidable,
de se sentir entouré, gâté, choyé
comme cela a manqué :
les fêtes, la chaleur des uns et des autres,
la parole, le dire et le faire, la reconnaissance,
le partage, le chant, la danse,
la peinture, la poésie
l’échange de bienfaits,
surtout le rire et la joie,
ce qui bouge, la vie en somme,
et l’art fait vivre.

L’être humain ne peut pas vivre replié sur lui-même,
sans sociabilité, il devient… un ours…
un tigre… ou un lion…
prêt à sortir ses griffes…
Cela le rend-il narcissique ?
Se pensant vivre en un seul exemplaire…

La fraternité dictée par les lois bibliques
a-t-elle déjà été atteinte, sans briser l’autre ?
L’entente est elle aussi dure,
le monde est-il sans amour ?

Béatrice Figiel Probst
27/03/2022

Merci aux personnes qui ont mis ce projet au point,
à toutes les participants et participants,
bénévoles surtout. Sans le bénévolat,
fêtes, concerts, festivals, marche, repas
et beaucoup d’autres festivités n’existeraient pas,
car mettant de leur bras, de leurs dons, de leurs idées et de leurs joies
voient le jour.

MERCI À TOUS CEUX QUI L’ONT RÉALISÉ.

Publié avec l’autorisation de l’autrice.
Reproduction interdite, poème déposé.