Soutien et prière pour les victimes de la tragédie de Tomblaine

Message de Monseigneur Pierre-Yves Michel
Mardi 30 juin 2026
J’ai appris avec stupeur et tristesse l’accident d’un avion de parachutisme qui a coûté la vie à 11 personnes dimanche dernier, à Tomblaine.
Toute la communauté diocésaine prend sa part dans cette épreuve. Dès dimanche après-midi, à la cathédrale de Nancy, lors des vêpres avec les prêtres et diacres jubilaires, nous avons pris dans notre prière toutes les victimes et leurs familles, et nous continuons à le faire en suppliant Dieu de soutenir tous ceux qui sont touchés de près par ce drame.
La communauté paroissiale locale s’associe de tout cœur à la peine des familles, en priant pour les victimes et leurs proches. Ces intentions de prière seront en particulier portées lors de la messe du dimanche 5 juillet prochain, à 10h30, à l’église Saint-Pierre-aux-Liens de Tomblaine. Dans ce lieu de culte, 11 bougies seront allumées devant une icône en hommage aux victimes.
Afin que les personnes qui le souhaitent puissent venir se recueillir et déposer une bougie, l’église de Tomblaine a ouvert exceptionnellement ses portes ce mardi 30 juin, de 9h30 à 11h. Elle sera aussi ouverte les jeudi 2 juillet, de 15h à 17h, et vendredi 3 juillet, de 9h30 à 11h.
+ Pierre-Yves Michel, évêque de Nancy et Toul
Messe
La messe du dimanche 5 juillet 2026, à 10h30, à l’église Saint-Pierre-aux-Liens de Tomblaine, a été présidée par Monseigneur Pierre-Yves Michel.
Voici des extraits de son homélie :
« Devant un tel drame, beaucoup de questions se bousculent. Indépendamment, des questions auxquelles seule l’enquête pourra répondre, il y a les questions qui viennent bousculer notre relation à Dieu. Quand Jésus parle d’alléger nos fardeaux, nous avons besoin d’abord de lui crier que ces fardeaux sont trop lourds. Pourquoi un moment de loisir devient-il une tragédie ? […]
Malgré tout, une lumière sur la route, celle du psaume : « Le Seigneur soutient … Le Seigneur redresse les accablés. » Et l’invitation de l’Évangile de ce dimanche : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau. » Mais venir vers Jésus, pour quoi faire ? que va-t-il apporter en pareille circonstance ? Pas des explications, ni un discours lénifiant.
Jésus, qui est passé lui-même par une mort violente et injuste, offre une lumière aux pauvres et aux petits, à tous ceux que l’épreuve plonge dans la nuit.
Le joug dont il parle, c’est sa croix, signe de l’amour plus fort que la mort. Prendre sur nous son joug, c’est porter avec lui sa croix et découvrir en même temps qu’il vient porter avec nous nos croix. […]
Ces paroles ne visent pas à mettre un couvercle sur la souffrance, mais peuvent être sources de réconfort et d’espérance. Là encore, ni invitation à l’oubli, ni consolation bon marché. Rappelons-nous que sur le corps de Jésus ressuscité, les marques de la passion (la marque des clous sur ses mains et ses pieds, son cœur ouvert) demeurent pour l’éternité, comme signes de la miséricorde surabondante. […]
La vérité, ce n’est donc pas notre toute puissance, mais plutôt notre fragilité et notre vulnérabilité qui nous incitent à nous en remettre, comme Jésus et avec Lui, au Père plein de tendresse, et à nous appuyer sur les frères et sœurs, dont la présence est si précieuse en de tels moments. Plus que jamais, un tel drame nous appelle à la véritable fraternité. »