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Catholiques en Meurthe-et-Moselle

Histoire du diocèse de Nancy et de Toul

La fondation du diocèse de Nancy remonte au XVIIIe siècle.
Depuis le bref apostolique du 20 février 1824, les évêques de Nancy portent le titre d'« évêques de Nancy et de Toul».

Le diocèse de Toul, dont procède le diocèse de Nancy, vénère saint Mansuy, apôtre des Leuques, comme son fondateur. Avec Metz et Verdun, ce diocèse dépendait de la métropole de Trèves.

Parmi les évêques qui ont occupé le siège épiscopal, de sa fondation jusqu’en 1802, dix-neuf sont honorés du titre de saint et cinq d’entre eux ont leur office dans le propre du diocèse, approuvé par la Congrégation du culte divin. 

Saint Mansuy, fêté le 3 septembre
Saint Epvre, fêté le 15 septembre
Saint Gauzelin, fêté le 7 septembre
Saint Gérard, fêté le 23 avril
Saint Léon, fêté le 19 avril

Avant son élévation au souverain pontificat sous le nom de Léon IX, Brunon de Dabo, fut évêque de Toul et, par affection pour son ancien diocèse, il conserva encore ce titre pendant les premières années de son pontificat. C’est à lui que la tradition touloise se plaît à faire remonter le privilège du surhuméral, que les évêques de Toul portaient aux offices pontificaux et dont Mgr Lavigerie, alors évêque de Nancy et de Toul, obtint la reprise, par un bref du 16 mars 1865, pour lui et ses successeurs.

Dès le Xe siècle, les évêques devinrent seigneurs temporels du comté de Toul, portèrent le titre d’évêque comte de Toul, puis y ajoutèrent celui de prince du Saint Empire. Leur domaine temporel, joint à celui du chapitre de la cathédrale, formait «l’évêché», à ne pas confondre avec le diocèse, qui fut réuni à la France en 1648, avec les évêchés de Metz et de Verdun.

Les trois Évêchés  -Metz, Toul et Verdun- furent annexés par Henri II en 1552, et leur possession fut reconnue à la France par le traité de Westphalie, en 1648.

En 1602, Charles III, duc de Lorraine, n’ayant pu réussir à doter Nancy d’un siège épiscopal, obtint du pape Clément VIII l’érection d’un chapitre primatial (1). En 1778 (2), sous l’épiscopat de Mgr de Champorcin, une partie notable de l’ancien diocèse de Toul fut détachée pour former les deux diocèses de Nancy et de Saint-Dié.

À la suite du Concordat de 1801, les anciennes délimitations ecclésiastiques furent supprimées et le nouveau diocèse de Nancy, rattaché à la métropole de Besançon, se composa des trois départements de la Meurthe, de la Meuse et des Vosges.
Décidés par le Concordat de 1817, le rétablissement du siège de Verdun (pour le département de la Meuse) et celui de Saint-Dié (pour le département des Vosges) furent réalisés en 1823.

Bien que Toul ait été en 1801 compris dans la nouvelle circonscription du diocèse de Nancy, c’est depuis le bref apostolique du 20 février 1824 que les évêques de Nancy ont le droit de porter le titre d’évêques de Nancy et de Toul.

En 1874, par suite du traité de Francfort, les arrondissements de Sarrebourg et de Château-Salins -qui avant 1802 appartenaient au diocèse de Metz- revinrent à leur ancien diocèse, et une partie de l’arrondissement de Briey, dont les paroisses avant 1802 ressortissaient aux diocèses de Metz, de Verdun ou de Trèves, fut réunie au diocèse de Nancy et de Toul.

 

(1) La bulle d’érection de la Primatiale de Nancy est datée du 15 mars 1602 
(2) La bulle d’érection de l’évêché de Nancy par le Pape Pie VI est datée du 19 novembre 1777 : elle fut enregistrée au Parlement de Metz, le 18 janvier 1778.

 

Pour l’histoire complète du diocèse, voir Eugène MARTIN :
Histoire des diocèses de Toul, de Nancy et de Saint-Dié,
3 vol. in-8° (Nancy, Crépin-Leblond), 
et Petite histoire religieuse de la Région Lorraine (Nancy).