Le credo du paysan
L'immensité, les cieux, les monts, la plaine
L'astre du jour qui répand sa chaleur
Les sapins verts dont la montagne est pleine
Sont ton ouvrage, ô divin Créateur
Humble mortel, devant l'œuvre sublime
À l'horizon, quand le soleil descend
Ma faible voix s'élève de l'abîme
Monte vers Toi, vers Toi, Dieu Tout-Puissant.
Je crois en Toi, Maître de la nature
Semant partout la vie et la fécondité
Dieu tout-puissant qui fis la créature
Je crois en ta grandeur, je crois en ta bonté.
Dans les sillons creusés par la charrue
Quand vient le temps, je jette à large main
Le pur froment qui pousse en herbe drue
L'épi bientôt va sortir de ce grain
Et si parfois la grêle ou la tempête
Sur ma moisson s'abat comme un fléau
Contre le ciel, loin de baisser la tête
Le front tourné, j'implore le Très-Haut.
Mon dur labeur fait sortir de la terre
De quoi nourrir ma femme et mes enfants
Mieux qu'un palais, j'adore ma chaumière
À ses splendeurs je préfère mes champs
Et le dimanche, au repas de famille,
Lorsque le soir vient tous nous réunir
Entre mes fils, et ma femme et ma fille
Le cœur content, j'espère en l'avenir.
Je crois en Toi, Maître de la nature
Toi, dont le nom divin remplit l'immensité
Dieu tout-puissant qui fis la créature
Je crois, je crois en toi, comme à la Liberté.
Christian DELVAL
Jésus, mon guide et mon ami,
tu m’as ouvert tous les chemins du monde ;
tu m’as précédé sur toutes les routes
pour que jamais je ne sois sans lumière.
Quand je suis seul,
je me souviens de toi, priant dans le désert ;
quand je suis pauvre,
je revis ta naissance dans la nuit de Noël
quand je suis affligé,
je te revois près de Lazare.
Il n’y a pas un sentier de la vie
que tu n’aies emprunté avant moi.
Quand je me sens trahi,
je me souviens que quelqu’un t’a livré ;
quand je subis l’injustice,
je pense à toi devant tes juges ;
quand l’angoisse m’étreint,
ton agonie est sous mes yeux ;
et quand la mort trouble ma paix,
je te regarde en croix.
Ainsi, Jésus, tu es mon guide,
mon premier de cordée
sur la montagne du Tabor.
Tu es aussi mon modèle ;
rien qu’en te regardant, je sais !
Je sais comment aimer,
je sais comment souffrir,
comment vivre le grand projet de Dieu.
Que ta force à présent
s’ajoute à ta lumière
pour que je rende visible ton visage
dans le monde présent
Prière pour les Grands Parents
Seigneur Jésus, Tu es né de la Vierge Marie
fille des Saints Joachim et Anne.
Regarde les grands-parents du monde entier.
Protège-les! Ils sont une source d'enrichissement pour les familles,
pour l’Eglise et pour toute la société. Soutiens-les!
Tandis qu’ils vieillissent, puissent-ils continuer à être pour leurs familles
de solides piliers de la Foi évangélique,
des gardiens des nobles idéaux familiaux,
des trésors vivants de profondes traditions religieuses.
Fais d'eux des maîtres de sagesse et de courage,
afin qu’ils puissent transmettre aux générations futures
les fruits de leur mûre expérience humaine et spirituelle.
Seigneur Jésus, aide les familles et la société à apprécier
la présence et le rôle des grands-parents.
Qu’ils ne soient jamais ignorés ou exclus mais
rencontrent toujours respect et amour.
Aide-les à vivre sereinement et à se sentir accueillis
durant toutes les années de vie que Tu leur accordes.
Marie, Mère de tous les vivants,
garde les grands-parents constamment sous Ta garde,
accompagne-les dans leur pèlerinage terrestre,
et par Ta prière, accorde à toutes les familles d’être un
jour réunies dans la Demeure du Ciel,
où Tu attends toute l’humanité pour
la grande étreinte de la Vie sans fin. Amen. Pape Benoit XVI. - 2006
Donne-moi ta Parole
Seigneur Jésus,
Toi la Parole de Dieu,
Donne-moi Ta parole pour ma vie.
Quand je suis fatigué,
découragé, désenchanté,
donne-moi Ta parole.
Qu’elle me réconforte et me relève.
Quand mon frère malade
n’en peut plus de souffrir,
d’être inquiet, donne-moi Ta parole.
Apprends-moi les mots qui apaisent,
apprends-moi aussi à me taire.
Quand mon frère âgé n’en peut plus
de sa solitude, de son isolement,
donne-moi Ta parole.
Apprends-moi les mots qui consolent,
les mots qui soulagent.
Quand mon frère sans papier n’en peut plus
d’avoir peur, d’être rejeté,
donne-moi Ta parole.
Qu’elle fasse de moi un frère sans frontière.
Quand mon frère handicapé n’en peut plus
de ne pas être écouté et entendu,
donne-moi Ton silence, Seigneur Jésus.
Qu’il y trouve un espace pour s’exprimer.
Chantal Lavoilotte
Il nous donne sa joie
Le prophète exagère ! « Pousser des cris de joie… éclater en ovations… »
Saint Paul exagère : « soyez toujours dans la joie du Seigneur ! »
Et la détresse toujours présente ?
Et le mystère d’iniquité toujours à l’œuvre ?
La Parole nous révèle une réalité qui nous dépasse : « le Seigneur est en toi… Il aura en toi sa joie et son allégresse ».
Dieu est plus intime à nous-mêmes que nous-mêmes.
En ce dimanche, cependant, ce n’est pas la voix de Jésus que nous entendons dans l’évangile mais celle de Jean Baptiste, son témoin, son ami, qui trouve son bonheur à lui faire place et à souligner l’accointance qu’il y a entre Jésus et l’Esprit Saint.
De cette accointance, chaque célébration eucharistique témoigne. Le Christ aujourd’hui est à l’œuvre parmi nous ; il nous baptise dans l’Esprit et le feu et nous donne sa joie de Fils.
Prière pour le temps de l’Avent
Seigneur Jésus, tu es celui qui vient.
Et où tu viens, des hommes et des femmes sont transformés, remplis de foi, d’amour et d’espérance.
Nous t’en prions : viens aussi chez nous.
Alors que beaucoup courent après toutes les nouveautés futiles mais ont peur d’un changement profond
vers plus de solidarité et de justice, tu viens transformer les cœurs et les regards
pour que chacun apprenne à voir en l’autre non un concurrent qu’il faut combattre mais un frère qu’on peut aimer.
Nous t’en prions : viens aussi chez nous.
Alors que ton Eglise et nous les chrétiens sommes sans cesse tentés de nous enfermer dans des certitudes
qui érigent des barrières, tu viens abattre les murs qui séparent, pour rassembler ceux qui sont divisés
et nous apprendre à annoncer au monde, d’une seule voix et d’une seule foi, que sa vie, son bonheur, son avenir sont en toi.
Nous t’en prions : viens aussi chez nous.
Dans la déprime
Je suis malade, Seigneur, tu le sais,
malade de cette « maladie du siècle »,
si souvent tournée en dérision : la dépression.
Quand je tourne en rond, la mort dans l'âme,
dans cette salle des pas perdus de ma vie,
et que je n'en vois pas l'issue,
viens à ma rencontre, Seigneur,
ne me laisse pas seul, le cœur en désarroi.
Que le bruit de tes, pas s'approchant de moi
me redonne un peu confiance en moi
et surtout confiance en toi.
Quand la pénombre qui habite mon cœur
devient soudain ténèbres,
puits d'angoisse et de terreur, désir de mort,
viens à ma rencontre, Seigneur,
ne me laisse pas seul
dans la nuit de ma désespérance.
Que la lueur de ta présence
traverse l'épaisseur de mes ténèbres
et m'encourage à poursuivre la route.
Dans la peau des plus petits
Père,
mon cœur ne s’enfle pas.
Je n’ai pas le goût des grandeurs
au milieu de ce monde où
des millions d’hommes, de femmes et d’enfants
sont écrasés, dominés, anéantis même
par ceux et celles qui se veulent grands.
Non, je me fais recueilli, silencieux,
portant le cri de ma sœur qui n’est pas reconnue,
de mon frère qui est méprisé,
de mon père à qui on fait porter le fardeau,
d’une société mal en point,
de ma mère toujours à la dernière place.
Comme un tout petit enfant,
je viens me blottir contre toi
pour prendre à ton contact
la mesure de mon être,
celle de fils, de fille auprès de son Père,
celle de disciple de Jésus qui s’est fait serviteur
pour rendre à l’humanité sa véritable grandeur.
Marthe Lamothe
Si
Si tu crois qu'un sourire est plus fort qu'une arme,
Si tu crois à la puissance d'une main offerte,
Si tu crois que ce qui rassemble les hommes est plus important que ce qui divise,
Si tu crois qu'être différent est une richesse et non pas un danger,
Si tu sais regarder l'autre avec un brin d'amour,
Si tu préfères l'espérance au soupçon,
Si tu estimes que c'est à toi de faire le premier pas, plutôt qu'à l'autre,
Si le regard d'un enfant parvient encore à désarmer ton cœur,
Si tu peux te réjouir de la joie de ton voisin,
Si l'injustice qui frappe les autres te révolte autant que celle que tu subis,
Si pour toi l'étranger est un frère qui t'est proposé,
Si tu sais donner gratuitement un peu de ton temps par amour,
Si tu acceptes qu'un autre te rende service,
Si tu partages ton pain et que tu saches y joindre un morceau de ton coeur,
Si tu crois qu'un pardon va plus loin qu'une vengeance,
Si tu sais chanter le bonheur des autres et danser leur allégresse,
Si tu peux écouter le malheureux qui te fait perdre ton temps et lui garder ton sourire,
Si tu sais accepter la critique et en faire ton profit, sans la renvoyer et te justifier,
Si tu sais accueillir et adopter un avis différent du tien,
Si pour toi l'autre est d'abord un frère,
Si la colère est pour toi une faiblesse, non une preuve de force,
Si tu préfères être lésé que faire tort à quelqu'un,
Si tu refuses qu'après toi ce soit le déluge,
Si tu te ranges du côté du pauvre et de l'opprimé sans te prendre pour un héros,
Si tu crois que l'Amour est la seule force de dissuasion,
Si tu crois que la Paix est possible, ...
Alors la Paix viendra. Pierre Guilbert
Père
Je m'abandonne à Toi, fais de moi ce qu'il te plaira.
Quoi que tu fasses de moi, je te remercie.
Je suis prêt à tout, j'accepte tout.
Pourvu que ta volonté se fasse en moi, et en toutes tes créatures.
Je ne désire rien d'autre, mon Dieu.
Je remets mon âme entre tes mains, je te la donne, mon Dieu,
avec tout l'amour de mon cœur, parce que je t'aime,
et que c'est un besoin d'amour de me donner,
de me remettre entre tes mains, sans mesure,
avec une infinie confiance, car tu es mon Père.
Charles de Foucauld
Une recette pas comme les autres
du Père Albert CHONE
Une mesure bien tassée d’amour vrai !
Beaucoup d’écoute et de compréhension !
Une bonne dose de disponibilité !
Mélangez avec quelques grammes de douceur, de calme !
Il faut ajouter un rien de fermeté !
Cherchez un peu de bonne volonté à assaisonner avec de la droiture et de la sincérité afin de conserver le bon goût de la Vérité !
Râpez les désirs égoïstes, les brusqueries, les impatiences !
Faites fondre votre orgueil et votre… suffisance !
Vous trouverez bien dans vos réserves quelques grains de Foi inébranlable, une espérance sans condition… une dose infinie de tendresse !
Faites revenir à la surface des tranches entières d’accueil et de partage !
Additionnez de dialogues, menus services, de mercis bien placés, dons de soi sans retour en arrière !!!
Laissez mijoter longtemps dans la patience avant de présenter votre plat. Flambez dans la joie et si possible, dans un grand élan de prière. Complétez avec un petit verre d’Amour et vous obtiendrez :
- une famille savoureuse de parents aimants !
- des enfants libres et joyeux !
- une bonne entente entre tous, entre nous pour une aide sincère, une amitié bien pensée... bien
pensée : c'est la fraternité.
L'autre
Seigneur,
Quand je suis affamé, quand j'ai faim,
donne-moi quelqu'un qui ait besoin de nourriture.
Quand j'ai soif, envoie-moi quelqu'un qui ait besoin d'eau.
Quand j'ai froid, envoie-moi quelqu'un à réchauffer.
Quand je suis blessé, donne-moi quelqu'un à consoler.
Quand ma croix devient lourde,
donne-moi la croix de quelqu'un d'autre à partager.
Quand je suis pauvre, conduis-moi à quelqu'un dans le besoin.
Quand je n'ai pas de temps,
donne-moi quelqu'un que je puisse aider un instant.
Quand je suis humilié,
donne-moi quelqu'un dont j'aurai à faire l'éloge.
Quand je suis découragé,
envoie-moi quelqu'un à encourager.
Quand j'ai besoin de la compréhension des autres,
donne-moi quelqu'un qui ait besoin de la mienne.
Quand j'ai besoin qu'on prenne soin de moi,
envoi moi quelqu'un dont j'aurai à prendre soin.
Quand je ne pense qu'à moi,
tourne mes pensées vers autrui.
Mère Thérésa
Prière de tolérance
Ce n'est donc plus aux hommes que je m'adresse ; c'est à toi, Dieu de tous les êtres, de tous les mondes, et de tous les temps : s'il est permis à de faibles créatures perdues dans l'immensité, et imperceptibles au reste de l'univers, d'oser te demander quelque chose, à toi qui as tout donné, à toi dont les décrets sont immuables comme éternels, daigne regarder en pitié les erreurs attachées à notre nature ; que ces erreurs ne fassent point nos calamités.
Tu ne nous as point donné un cœur pour nous haïr, et des mains pour nous égorger ;
fais :
- que nous nous aidions mutuellement à supporter le fardeau d'une vie pénible et passagère ;
- - que les petites différences entre les vêtements qui couvrent nos corps, entre tous nos langages insuffisants, entre tous nos usages ridicules, entre toutes nos lois imparfaites, entre toutes nos opinions insensées, entre toutes nos conditions si disproportionnées à nos yeux et si égales devant toi ; que toutes ces petites nuances qui distinguent les atomes appelés hommes ne soient pas des signaux de haine et de persécution ;
- - que ceux qui allument des cierges en plein midi pour te célébrer supportent ceux qui se contentent de la lumière de ton soleil ;
- - que ceux qui couvrent leur robe d'une toile blanche pour dire qu'il faut t'aimer ne détestent pas ceux qui disent la même chose sous un manteau de laine noire ;
- - qu'il soit égal de t'adorer dans un jargon formé d'une ancienne langue, ou dans un jargon plus nouveau ;
Puissent tous les hommes se souvenir qu'ils sont frères ! Qu'ils aient en horreur la tyrannie exercée sur les âmes, comme ils ont en exécration le brigandage qui ravit par la force le fruit du travail et de l'industrie paisible ! Si les fléaux de la guerre sont inévitables, ne nous haïssons pas, ne nous déchirons pas les uns les autres dans le sein de la paix, et employons l'instant de notre existence à bénir également en mille langages divers, depuis Siam jusqu'à la Californie, ta bonté qui nous a donné cet instant.
Voltaire, Traité sur la Tolérance, avril 1763
TENDS-MOI LA MAIN !
Seigneur,
Pourquoi cet appel et cette mission ?
J’allais en paix au rythme de ma vie, dans le ronron des choses,
au gré des heures et des jours, des peines et des joies,
dans le va-et-vient incessant du travail et des amours.
Pourquoi m’as-tu scruté les reins et le cœur ?
Pourquoi ce regard sur moi ?
Pourquoi cette Parole qui remue le fond de l’être ?
Pourquoi cet appel : « Viens et suis-moi » ?
Pourquoi moi plutôt qu’un autre ?
Pourquoi ici ?
Pourquoi maintenant ?
Tends-moi la main, que je puisse enfin me mettre en route !
André Beauchamp
Un " Je crois en Dieu des droits de l'homme
Je crois, Dieu Père,
Que tous les hommes sont tes enfants bien-aimés.
Tu les as marqués de l'empreinte de ton Fils
et en chacun, palpite le souffle de ton Esprit. Chaque homme est, pour toi, un être sacré, d'une souveraine et inviolable dignité. ...
Je crois en toi, Jésus-Christ, prince da la paix,
Tu as détruit par ta mort, le mur qui sépare les hommes.
Tu lèves la main pour défendre et protège
ceux qui sont arrêtés, emprisonnés, torturés ou exilés,
et tu dis avec autorité : « Respectez-les, ils sont vos frères ! »
Je crois en toi, Esprit-Saint,
toi qui animes de la même vie,
les enfants et les jeunes, les hommes et les femmes.
Viens faire de tous et de chacun des êtres nouveaux,
Souffle des quatre vents, pour qu'ils aient droit
à la même dignité, à l'éducation et à la libre expression.
Je crois en l'Eglise de Jésus-Christ dans le monde,
Qu'elle soit signe de la grandeur de l'homme
et de la solidarité de Dieu, avec les rejetés de l'humanité, et qu'elle ait le droit, comme les autres religions, d'exprimer ses convictions et de faire connaître sa foi comme un chemin vers le Dieu vivant.
Je crois en toi, Dieu grand et proche
parce que Tu crois en l'homme.
Jacques Lancelot
Secrétaire du Comité Episcopal
France Amérique Latine (CEFAL)
Viens, Esprit Saint
Viens, Esprit Saint, en nos cœurs
Et envoie du haut du ciel, un rayon de ta lumière.
Viens en nous, père des pauvres,
Viens, dispensateur des dons,
Viens, lumière de nos cœurs
Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes,
Adoucissante fraîcheur, dans le labeur, le repos ;
Dans la fièvre, la fraîcheur ; dans les pleurs, le réconfort.
Ô lumière bienheureuse,
Viens remplir jusqu'à l'intime, le cœur de tous tes fidèles.
Sans ta puissance divine, il n'est rien en aucun homme,
Rien qui ne soit perverti.
Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride,
Guéris ce qui est blessé.
Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid,
Rends droit ce qui est faussé.
A tous ceux qui ont la foi et qui, en toi, se confient,
Donne tes sept dons sacrés.
Donne mérite et vertu, donne le salut final,
Donne la joie éternelle. Amen.
Guide nos pas...
Envoie-nous, Seigneur Jésus,
aux quatre coins du monde
réchauffer les cœurs qui ont pris froid
au contact des drames et des misères
qui brisent des vies, ici et ailleurs.
Reste avec nous, Seigneur Jésus,
comme tu l'as promis.
Guide nos pas, éclaire notre route,
reste fidèle, malgré nos doutes
et inspire-nous des gestes d'amour.
Rassemble-nous, Seigneur Jésus,
autour de ta parole et de ton pain
.
Que sans cesse nous te rendions grâce
pour la vie que tu nous donnes
et pour l'espérance qui nous habite.
Enseigne-nous, Seigneur Jésus,
ton Evangile, ta loi d'amour,
Bonne nouvelle pour aujourd'hui.
Apprends-nous à grandir chaque jour
en fils et filles de Dieu, unis à toi.
Jean Grou
Journée du bon pasteur et des vocations
Jésus est le Bon Berger ; le VRAI Pasteur. Nous le savons très bien. Nous avons même le désir qu’il nous conduise.
Mais écoutons-nous sa voix ? Quel poids pèse-t-elle au milieu des autres voix qui se font entendre ?
Souvent, nous préférons nous laisser guider par des voix plus séduisantes.
La voix douce ou bruyante de la publicité abreuve le troupeau de consommateurs dont nous faisons partie.
Elle nous promet une vie meilleure sans effort et à moindre coût.
Elle nous cible, tel un mercenaire qui cherche à capter des proies et non à les défendre.
Écoutons plutôt le Bon Berger qui nous aide à nous désencombrer.
Il sait vraiment ce dont nous avons besoin.
En ce’ dimanche de prière pour les vocations, le Bon Berger vient nous éclairer de l’intérieur :
il nous connaît mieux que nous le connaissons.
Tous nos choix l’intéresse. Rien de ce que nous faisons ne lui est indifférent !
Prenons le temps de prier ; comme nous y invite l’Eglise ; pour éclairer nos décisions de l’intérieur.
Écoutons la voix de sa vie donnée.
Je veux faire du silence pour prier ....
Voilà, c’est décidé,
Je veux faire du silence pour prier.
Mais le silence, ce n’est pas facile à faire.
Pour y arriver,
je peux regarder attentivement une seule chose
je peux aussi fermer les yeux.
Si un bruit se fait entendre, je ne bouge pas,
je ne tourne pas la tête.
Ainsi, je deviens responsable de mon silence.
Le silence est fragile.
Mais c’est décidé, je veux faire durer mon silence,
pour moi et pour les autres.
Un beau silence en présence de Dieu.
C’est déjà une prière.
J’accepte de ne rien sentir, Seigneur.
De ne rien voir, de ne rien entendre,
vide de toute idée, de toute image.
Dans la nuit, me voici simplement
pour te rencontrer sans obstacle.
Dans le silence de la foi,
devant toi, Seigneur.
Michel QUOIST
Seigneur, demeure en moi,
et alors je pourrai, comme toi, rayonner,
au point d’être à mon tour une lumière pour les autres.
Une lumière, Seigneur,
qui émanera complètement de toi.
C’est toi qui, à travers moi, illumineras les autres.
Ainsi ma vie deviendra une louange à ta gloire,
la louange que tu préfères,
en te faisant rayonner sur ceux qui nous entourent.
Par la plénitude éclatante de l’amour
que te porte mon cœur. Amen.
Pas sans l'AUTRE
Seigneur, tu es la lumière et la vie,

mais comment aller vers Toi quand on est en survie ?
Ils sont toujours là ces exclus,
ces demi-morts, ceux dont la route est sans aurore.
Tu veux qu’ils se lèvent, marchent, relèvent la face,
mais comment et pour qui veux-tu qu’ils le fassent ?
Il suffit de peu de choses pourtant
pour redonner cœur à ces frères souffrants :
le regard d’un passant, la prévenance d’un soignant,
du voisin qui, simplement, dit bonjour,
au travailleur social qui recommence jour après jour,
ils sont légion à être reliés par l’amour.
Ils puisent aux sources de la vie, et, ensemble, cheminent
avec tes enfants meurtris.
Seigneur, donne à tous tes serviteurs
d’avancer en frères et sœurs sur Ta route, vers le bonheur.
Hubert RENARD
Tends-moi la main
Seigneur, pourquoi cet appel et cette mission ?
J’allais en paix au rythme de ma vie dans le ronron des choses,
au gré des heures et des jours, des peines et des joies,
dans le va-et-vient incessant du travail et des amours.
Pourquoi m’as-tu scruté les reins et le cœur,
pourquoi ce regard sur moi,
pourquoi cette parole qui remue le fond de l’être,
pourquoi cet appel : « Viens et suis-moi »,
pourquoi moi plutôt qu’un autre,
pourquoi ici, pourquoi maintenant?
Tends-moi la main, que je puisse enfin me mettre en route.
André BEAUCHAMP
Le sermon de Saint François
Un jour, en sortant du couvent, Saint François rencontra frère Genièvre.
C’était un frère simple et bon. Saint François l’aimait beaucoup.
En l’abordant il lui dit : « Frère Genièvre, viens, allons prêcher ! »
« Tu sais bien, mon Père, que j’ai peu d’instruction. Comment pourrais-je parler aux gens ? »
Mais comme Saint François insistait, frère Genièvre finit par accepter.
Ils parcouraient toute la ville en priant silencieusement pour tous ceux qui travaillaient dans
les boutiques et les potagers. Ils souriaient aux enfants spécialement aux plus pauvres.
Ils échangeaient quelques paroles avec les vieux et les vieilles, caressaient les malades,
aidaient une femme à porter un énorme seau d’eau.
Après avoir ainsi traversé plusieurs fois la ville, Saint François dit :
« Frère Genièvre, il est temps de retourner au couvent ! »
« Et notre prédication ? »
« Nous l’avons faite… Nous l’avons faite ! », lui répondit le saint en souriant.
Prêter à Dieu notre visage
Nous croisons parfois sur notre chemin des visages qui nous marquent profondément.
Celui d’un professeur, qui enseignait aussi bien que les autres, mais dont le regard montrait qu’il croyait en nous.
Celui d’une religieuse, d’un prêtre, d’un chrétien qui ne parlait pas mieux de Dieu que les autres, mais dont la vie,
l’attention aux autres donnaient envie de marcher sur ses traces.
Dans les écrits qui nous sont restés du frère Luc, le moine médecin de Tibhirine, il y a cette phrase à propos d’un
ami décédé qui peut nous guider :
« il ne faut pas trop parler de Dieu. Il est préférable de prêter à Dieu notre visage, notre bonté, notre sourire, et
c’est ce qu’à fait notre ami, donnant à tous espérance et joie ».
Prier, c’est s’ouvrir à la parole de Dieu pour que le Seigneur fasse briller sur nous son visage.
Je me présente au Seigneur tel que je suis, avec toutes les opacités de ma vie. Je lui demande de me donner son
Esprit pour accueillir sa Parole et savoir, dans mes relations à mes frères, lui prêter « mon visage, ma bonté, mon
sourire… ».
Dominique PIERRE, Bibliste,Prions en Eglise janvier 2012.
Notre Père des enfants du Peuple
Notre Père, qui es aux cieux,
Le Seigneur est très grand mais aime beaucoup les petits !
Que ton nom soit sanctifié,
Que notre vie soit ta gloire !
Que vienne ton règne,
Là où tous les pères auront emploi et sécurité,
Où les enfants n'iront plus travailler,
Où personne n'ira mourir de faim,
Ni vivre abandonné dans la rue,
Où il n'y aura plus de guerre ni de violence,
Où la fête, un jour, ne s'arrêtera pas !
Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Tous vivront ce beau commandement de Jésus:
"Aimez-vous les uns les autres comme je vous aime !"
Et la terre se changera en ciel !
Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour,
Et tous seront bien frères,
Car personne ne prendra le pain des autres !
Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés.
Chacun a ses faiblesses mais tout le monde pardonnera à l'autre,
Personne ne voudra se venger !
Et ne nous soumets pas à la tentation mais délivre-nous du mal,
De ne penser qu'à moi
De vouloir être mieux que les autres,
D'entrer dans le courant du commerce et de la télévision,
D'avoir peur de lutter pour les droits de tous,
De ne pas vouloir partager,
De ne pas savoir vivre en frères,
Fils du même Père.
Amen.
Traduction d'une prière de l'Action Catholique Ouvrière brésilienne proposée pour la 98ème Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié, le 15 janvier 2012.
Bénis tous ces jours devant nous
Bénis, Seigneur, cette nouvelle année.
Tous ces jours devant nous qui vont passer comme un éclair,
Jours de joie et jours de peine.
Chaque jour est un don que tu nous fais,
Chaque jour est le commencement de ton royaume.
Bénis ceux qui s’efforcent, au milieu des guerres et des violences
De bâtir un monde plus fraternel.
Bénis tous ceux qui souffrent de la maladie, de l’injustice, de la haine.
Bénis tous les peuples de la terre afin qu’ils soient dans la Paix.
Bénis, Seigneur, oh oui, bénis tous ceux que j’aime,
Tous ceux que je rencontrerai cette année.
Bénis, Seigneur, cette nouvelle année.
Aide-nous à vivre tout au long des jours
Dans l’allégresse et la sérénité,
Dans la tendresse et la fidélité.
Méditation
Cette parole, dit Dieu,
II faudrait qu'elle ait des pieds,
Une parole avec des pieds pour courir,
Et rejoindre l'homme où qu'il soit.
Il faudrait qu'elle ait des mains
Pour servir l'homme.
Il faudrait qu'elle ait une bouche
Pour sourire aux hommes...
.. .et des oreilles pour les écouter.
Il faudrait que cette parole ait un cœur
Pour comprendre l'homme.
Et Dieu a mis des pieds,
Des mains,
Et une bouche,
Et un cœur
À cette parole,
La plus belle qu'il ait jamais prononcée.
Il prit son souffle et la lança sur terre...
Et les hommes la découvrirent presque par hasard,
Enveloppée de langes
Dans les bras d'une femme,
Au détour de leur chemin, au hasard des événements.
Charles Péguy
M
Fais nous voir, Seigneur,
ton amour, et donne nous ton salut
J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ?
Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple.
Son salut est proche de ceux qui le craignent,
et la gloire habitera notre terre.
Amour et vérité se rencontrent,
justice et paix s’embrassent ;
la vérité germera de la terre
et du ciel se penchera la justice.
Le Seigneur donnera ses bienfaits,
et notre terre donnera son fruit.
La justice marchera devant lui,
et ses pas traceront le chemin.
Seigneur,
Fais de nous des portiers
Non pas pour fermer la porte de l’église à double tour,
Mais pour écouter celui qui vient et qui n’ose pas entrer.
Si nous sommes trop dans le chœur,
Nous ne voyons pas ce qui se passe sur la place !
Si nous sommes trop près de l’orgue,
Nous risquons de confondre la musique et la vie !
Nous ne sommes pas des bedeaux mais des portiers
À la fois dedans et dehors.
Le portier est un peu concierge !
Il écoute les rumeurs,
Il enlève les poussières !
Ton Esprit nous rappelle
Que Saint Paul est le patron des portiers de l’Eglise.
Il était bien « dedans » l’Eglise
Mais toujours à l’affût.
Attentif au souffle de ce même Esprit,
Il était toujours prêt à prendre le bateau pour l’Europe.
Parce qu’il ose dire :
« ce n’est plus moi qui vit,
mais le Christ qui vit en moi »,
Paul défend « bec et ongles » les nouveaux arrivants,
Il considère ses avantages religieux comme du « déchet ».
Il s’écrie : « malheur à moi si je n’évangélise pas ».
Seigneur,
Fais de nous des portiers de ton Eglise au coeur du monde,
Souriants, accueillants, missionnaires.
Quand
Quand l’épreuve fait rage,
Quand nous perdons courage,
Quand l’espérance n’est plus,
Quand tout semble perdu,
Dieu est plus fort que tout !
Quand le ciel devient sombre,
Quand sur terre règne l’ombre,
Quand notre solitude
Devient une habitude,
Dieu est présent pour nous !
Quand nous sommes écrasés,
Quand nous sommes dominés,
Quand le cœur veut lâcher,
Qui pourra nous combler ?
Dieu est amour pour nous !
D. Woiemberghe
PRIÈRE A SAINT MARTIN
Grand saint Martin, patron des moines, patron de ceux qui ont aimé jusqu’à l’adoration la pauvreté évangélique, patron de ceux qui ont vu Jésus dans leur prochain et se sont dépouillés de leurs propres vêtements pour l’en couvrir dans ses pauvres ; ô bon pasteur, qui avez gardé et soigné et votre troupeau monastique et les ouailles de votre diocèse avec tant d’amour ! O grand apôtre qui avez évangélisé tant de provinces et converti à Jésus tant de païens ; ô bon soldat qui vous êtes présenté sans armes au premier rang de l’armée un premier jour de bataille pour être fidèle à la loi divine, vous dont j’ai vu à Candes le lieu mortuaire, priez pour moi, protégez-moi, apprenez-moi à pratiquer vos vertus, à imiter Jésus, à aimer le prochain, et à faire dans mon obscurité, dans l’obscurité de Nazareth, ce que vous fîtes avec tant d’éclat : passer sur la terre en faisant le bien, vivre et mourir avec vos derniers mots sur les lèvres et dans le cœur : " Mon Dieu, je soupire après vous, je voudrais quitter la vie pour vous être réuni, cependant, si je suis encore utile ici-bas, je ne refuse pas le travail... Mon Dieu, que votre volonté se fasse...."
Charles de Foucauld
Être prêt
Être prêt, ce n’est pas être préparé
Ce n’est pas avoir tout prévu,
Cela est impossible,
Personne ne peut le faire.
Être prêt, c’est accepter la vie,
C’est bondir au devant du jour nouveau,
C’est tendre les bras vers la richesse inconnue,
C’est se tenir en face des heures qui viennent,
Calme et serein.
Être prêt, c’est accepter la vie, toute la vie,
Telle qu’elle vient à nous,
Avec ce qu’elle a de plus beau
Et ce qu’elle a de plus triste,
Avec ses jours légers, avec ses jours pesants.
Ce n’est pas dans tes paroles
Que je verrai si tu es prêt,
Ce n’est pas dans tes actions,
C’est dans ton attitude face à la vie,
Peut-être dans ton regard.
Pour la vie quotidienne
Seigneur Jésus, quand on parlait des saints, autrefois,
on admirait et on avait peur.
Tant de pénitences et de souffrances,
tant de faits extraordinaires.
Quels géants !
Et puis, un jour, avec la « petite voie » de Thérèse,
on s’ est dit : « Moi aussi, je peux devenir un saint ».
Mais on cherchait quand même des choses en marge de la vie.
Maintenant, on voit mieux que le chantier de la sainteté,
c’est la vie quotidienne.
Avec mon travail, ma famille, ma santé, mes problèmes,
dans ma vie modeste,
je dois devenir celui qui trouve toujours le moyen d’aimer.
Aide-moi à mieux accepter ma vie, à mieux la regarder,
à la fouiller pour voir comment, là-dedans,
il y a de l’Évangile à vivre.
Je te prie aujourd’hui
pour que naissent partout des saints de la vie quotidienne.
Les hommes courent toujours après le temps
Je suis sorti, Seigneur, dehors les hommes couraient.
Les vélos couraient, Les voitures couraient, Les camions couraient,
La rue courait, La ville courait, Tout le monde courait.
Ils couraient pour ne pas perdre de temps.
pour rattraper le temps, pour gagner du temps.
Au revoir, monsieur, excusez-moi, je n’ai pas le temps.
Je repasserai, je ne puis attendre, je n’ai pas le temps.
Je termine cette lettre, car je n’ai pas le temps.
J’aurai aimé vous aider, mais je n’ai pas le temps.
Je ne puis accepter, faute de temps.
Je ne peux réfléchir, lire, je suis débordé, je n’ai pas le temps.
J’aimerais prier, mais je n’ai pas le temps.
Ainsi les hommes courent tous après le temps, Seigneur.
Ils passent sur la terre en courant,
pressés, bousculés, surchargés, affolés, débordés.
Toi qui es hors du temps, Tu souris, Seigneur,
de nous voir nous battre avec lui.
Seigneur, j’ai le temps, J’ai tout mon temps à moi,
Tout le temps que Tu me donnes,
Les années de ma vie, Les journées de ma vie,
Les journées de mes années, Les heures de mes journées,
Elles sont toutes à moi.
A moi de les remplir, tranquillement, calmement,
Mais de les remplir tout entières, jusqu’au bord,
Pour Te les offrir, et que de leur eau fade
Tu fasses un vin généreux, comme jadis à Cana,
Tu fis pour les noces humaines.
Je ne Te demande pas ce soir, Seigneur,
le temps de faire ceci, et puis encore cela,
Je Te demande la grâce de faire consciencieusement,
dans le temps que Tu me donnes, ce que Tu veux que je fasse.
Michel Quoist
Des paroles de Sainte Claire
« Regarde-le, médite-le, contemple-le
et n’aie d’autre désir que de l’imiter ».
« La forme de vie de l’Ordre des pauvres Sœurs,
est celle-ci : Observer le Saint Évangile ».
« Cet amour que vous possédez à l’intérieur de vos âmes,
manifestez-le au-dehors par des actes ».
« Exultez donc de joie, soyez épanouis
d’un intense bonheur et d’allégresse spirituelle ».
« Aime de tout ton être Celui qui par amour pour toi,
s’est aussi donné tout entier ».
« Désirer posséder l’Esprit du Seigneur et le laisser agir.
Prier toujours Dieu d’un cœur pur ».
« N’aie aucune crainte car Dieu est fidèle à sa parole ».
J'ai reçu ton invitation Seigneur,
J’ai reçu ton invitation, Seigneur,
et mon cœur est en fête.
Mais pourquoi faut-il que je la laisse
traîner sur le coin d’une table ?
J’y songe, puis j’oublie !
Aurai-je le temps, à force de me distraire,
de me laisser revêtir de la tenue de noces ?
Permets à cette joie qui est en moi,
encore si frêle, si passagère,
d’éclater, de déborder de toute part.
Alors je me laisserai vêtir par toi
dans l’attente du jour bienheureux des noces.
Merci de me laisser une longue existence
pour te laisser le temps
de m’habiller de justice et de paix.
Se souvenir
"Si quelqu'un garde le souvenir de quelqu'un
qui l'a affligé, lésé ou insulté,
il doit se souvenir de lui
comme d'un médecin envoyé par le Christ
et le considérer comme un bienfaiteur.
Car si tu t'affliges en ces circonstances,
c'est que ton âme est malade.
En effet, si tu n'étais pas malade,tu ne souffrirais pas.
Tu dois donc rendre grâce à ce frère,
puisque grâce à lui tu connais ta maladie.
Prie pour lui
et reçois ce qui vient de lui
comme des remèdes envoyés par le Christ."
Sainte Dorothée de Gaza
Heureux ceux qui vont à la rencontre
HEUREUX ceux qui vont à la rencontre
De ceux dont l'Église est loin:
Non-croyants, croyants d'autres
traditions religieuses,
Pauvres et étrangers,
Hommes et femmes d'autres cultures.
HEUREUX ceux qui acceptent d'aimer
Même ceux qui refusent de les aimer.
HEUREUX ceux qui acceptent d'exposer leurs idées
Tout en acceptant que les autres n'y adhèrent pas.
HEUREUX ceux qui suscitent dans l'Église et la société
Des lieux et temps où chacun
Puisse être reconnu et prendre la parole.
HEUREUX ceux qui, sans craindre les épreuves,
S'enracinent dans la durée et la patience,
Sans jamais se lasser de faire des petits pas
Pour rencontrer enfin les autres.
HEUREUX ceux qui ont un souci de cohérence
Entre leur propre vie et le combat qu'ils mènent.
HEUREUX ceux qui s'en remettent à Dieu
Chaque jour dans la prière.
HEUREUX ceux qui espèrent toujours:
Ils trouveront la route qui conduit
Au cœur des autres et de Dieu.
Mgr Jean-Charles THOMAS
La force du Pardon
C'est sans doute le plus grand et le plus beau défi qu'affrontent tous ceux qui veulent suivre le Christ. C'est tellement à l'envers de toute apparente logique humaine, et de la pratique largement prônée par l'opinion.
Quand une faute est commise, grande ou petite, il faut trouver un coupable et le faire payer! à la rigueur par pure bonté d'âme, on tolère que le châtiment ne soit pas trop disproportionné par rapport à la faute .
Ben Sirac le Sage nous dit ce que l'Évangile explicite : la nécessité, la beauté et les fruits du pardon. Le pardon accordé au prochain attire le pardon de Dieu. Il donne aussi la recette: "pense à l'Alliance du Très Haut"!
Dieu donne l'exemple en pardonnant à l'infini. Il peut bien demander de Pardonner encore et encore. Il nous donne la grâce.
Les derniers mots de Jésus sur la croix sont des mots de pardon, et le Père Christain, moine de Tibhirine, pardonnait à l'avance à ceux qui seraient ses bourreaux.
Quiconque a eu à pardonner sait que la;route est longue et caillouteuse. On y apprend l'échec, la rechute, le découragement. L'important est de se mettre sur le chemin du pardon, et repartir après la chute. Parfois une vie ne suffit pas pour atteindre le but.
Dieu nous donne de marcher et de marcher encore, jusqu'à luis ressembler, à lui qui ne sait qu'aimer et pardonner.
Père Henri CARO, Assomptionniste