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Saint-Martin de Longwy

Si Dieu est bon, pourquoi le mal existe ?

Pourquoi Dieu qui est tout puissant et qui nous aime permet l’existence de la souffrance ?
La présence du mal est un mystère auquel aucune réponse rapide ne peut suffire.
C’est l’ensemble de la foi chrétienne qui répond à cette question.

Dieu est-il responsable du mal ?

Pour la foi chrétienne, Dieu est absolument innocent du mal qui frappe l’humanité.

Celui-ci n’est pas une punition, car il touche tous les hommes qu’ils soient justes ou non.
Dieu n’agit pas non plus par sadisme, car cela impliquerait une dépendance en lui (satisfaire une envie de faire souffrir
répond à un besoin), ce qui est contraire à sa nature autosuffisante.

En fait, le mal et la souffrance ne font pas partie du projet initial de Dieu pour l’humanité.
C’est un accident de parcours qu’il n’a pas souhaité et qui vient du mauvais usage de la liberté accordée aux hommes et aux anges.

Pourquoi avoir créé l’homme libre ?

Rien n’obligeait Dieu à créer le monde et l’homme plus particulièrement, et pourtant il l’a fait.
Cet acte est purement gratuit ; c’est un don qui rend manifeste sa bienveillance à notre égard.
Dieu aime l’homme et veut que celui-ci l’aime aussi. Cependant pour que cet amour soit partagé et sincère,
il est nécessaire que l’homme soit libre de choisir de vivre en harmonie avec son Créateur ou de le rejeter.
Car si Dieu contraignait l’homme à l’aimer, sans lui en donner le choix, ce serait de la violence et non de l’amour.

Cette liberté accordée comporte néanmoins un risque. Dieu attend de l’humanité qu’elle le choisisse,
mais si elle le rejette, alors qu’elle a été faite pour lui, elle ouvre la porte au mal.

Les anges aussi ont cette liberté. Certains ayant refusé d’adorer Dieu par orgueil sont devenus les démons.

D’où vient le mal ?

Le récit imagé de « la Chute » dans le livre de la Genèse1 nous offre des éléments de réponse.
Bien sûr, l’histoire d’Adam et Eve goûtant le fruit défendu suite à la tentation de Satan peut difficilement être
comprise comme un événement historique. Néanmoins, elle exprime des faits essentiels.

Lorsque sont apparus les êtres libres comme les premiers hommes et les anges,
ceux-ci étaient appelés à vivre une vie harmonieuse avec leur Créateur.
Mais suite à la tentation, ils ont vite vu Dieu comme un rival et se sont coupés volontairement de son amour miséricordieux.
Le péché2 est entré dans le monde empoisonnant par effet « boule de neige » l’ensemble des relations.
Cette situation néfaste que vivent toutes les générations s’appelle le péché originel.

Responsable du mal moral (ensemble des violences humaines), l’humanité eut à subir également
de manière mystérieuse les conséquences du mal physique (maladies, catastrophes naturelles et mort).
Dans le déchaînement ces deux types de maux, la révélation chrétienne note l’influence des démons.

Que fait Dieu face à cet échec ?

Il ne se contente pas d’observer l’humanité se détruire à cause de la réaction en chaîne du péché.
Bien au contraire, en s’incarnant dans la personne de Jésus Christ, Dieu a partagé nos souffrances
les plus atroces et même la mort afin d’en renverser la logique et les détruire.

Il n’aurait pas pu montrer son amour miséricordieux de manière plus impressionnante qu’en se laissant
clouer pour nous sur la croix, en la personne de son Fils. C’est vraiment une nouvelle incroyable et
un phénomène unique dans l’histoire des religions !

En acceptant de subir la violence des hommes, il porte le poids de nos fautes et nous en libère.
En traversant la mort et en ressuscitant, il détruit celle-ci et nous conduit à la vie éternelle.

Qu’est-ce que ça change pour moi qui galère ?

Grâce à Jésus, le mal n’a pas le dernier mot.
Dieu n’a pas voulu nous laisser seuls dans la souffrance. Ainsi lorsque nous souffrons,
nous savons que Dieu a également souffert pour nous. Cela atténue notre solitude et notre isolement.

Quand nous sommes frappés par le mal, il faut crier sa détresse vers le Seigneur, voire son incompréhension et sa colère.
La Bible contient plusieurs de ces appels aux secours (Psaumes, Livre de Job, rencontres de Jésus dans les évangiles…).

En s’adressant ainsi à lui, le Christ trouvera l’occasion d’intervenir en nous apportant mystérieusement
la paix intérieure qui nous permettra de nous reconstruire. Il nous encouragera aussi à aimer davantage et à trouver
avec d’autres les moyens d’agir pour que nous vivions pleinement notre vocation.
Il s’agit là de l’effet de la grâce qui est accordée en particulier dans les sacrements3
et qui nous laisse entrevoir la gloire de la vie éternelle.

 

 

Texte libre de droits - Secteur Pastoral du Pays-Haut

 

1. Genèse : premier livre de la Bible qui raconte la création du monde, celle de l’homme et explique l’origine du peuple hébreu.
2. Péché : parole, acte ou désir dirigé contre Dieu, nos semblables et qui blesse notre nature.
3. Sacrement : acte rituel qui rend saint, qui met en état de grâce celui qui le reçoit avec sincérité.
Dans le sacrement, c’est Dieu qui agit par l’intermédiaire de son ministre (prêtre ou diacre).
II en existe sept : le baptême, la confirmation et l’eucharistie, la réconciliation (confession), l’onction des malades,
l’ordre (par lequel on devient diacre, prêtre ou évêque) et le mariage.