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Saint-Martin de Longwy

Histoire de la paroisse Saint-Martin

Le dimanche 26 novembre 1997, les trois anciennes paroisses de Longwy : Saint-Dagobert de Longwy-Haut, Sainte-Trinité de Longwy-Bas et Saint-Jules de Gouraincourt ainsi que les deux paroisses de Mont-Saint-Martin : Saint-Barthélemy et Notre-Dame de l’Assomption ont fusionné pour former une seule paroisse. La « nouvelle paroisse » ainsi mise en place par Mgr JAEGER, évêque de Nancy et de Toul, fut officiellement baptisée du patronyme : "SAINT-MARTIN DE LONGWY".

Nouvelle ?
Peut-être pas autant qu’on aurait pu le croire, comme ont voulu le signifier les membres du Conseil d’Animation Pastoral quand ils ont dû lui trouver un nom de baptême faisant l’unanimité parmi les paroissiens de Longwy et ceux de Mont-Saint-Martin..

Ils ont emprunté cette appellation à la tradition locale qui veut qu’au IV ème siècle, saint MARTIN le grand évêque de TOURS, se rendant à TRÊVES, se fût arrêté dans le pays. Il y aurait fondé un premier sanctuaire sur le MONT-SAINT-MARTIN à l’emplacement d’un temple païen. Pieuse légende sans doute, mais elle a le mérite de mettre en scène un saint, porteur du message évangélique le plus urgent à rappeler à nos contemporains : celui du partage avec les plus pauvres !

Quant au territoire de la "grande paroisse" englobant les cinq "anciennes", on peut s’apercevoir que l’Histoire joue parfois bien des tours !

Ainsi la tradition locale attribue au duc MARTIN, petit-fils de Saint ARNOULD, la fondation, au VII ème siècle, du donjon féodal et de l’embryon de cité du "VIEUX CHATEAU" de LONGWY.

Cette même tradition nous renvoie à l’érection vers 652, toujours par ce seigneur austrasien, de l’église paroissiale, sur le mont qu’il dédia à son saint patron : SAINT MARTIN.

Mais quittons le domaine des légendes pour entrer dans celui de l’Histoire. Le premier acte authentique conservé est celui de la donation en 1096, par ERMESINDE DE LUXEMBOURG et son mari ADALBERT, de l’église SAINT-DAGOBERT fondée vers 880 dans l’enceinte du VIEUX-CHÂTEAU de LONGWY-HAUT. Les paroissiens, sensibles aux malheurs du roi-martyr, l’auraient ainsi nommée en l’honneur de saint Dagobert II dont on venait de retrouver le sarcophage à Stenay et qui aurait sauvé la contrée de la peste. Mais la donation concernait également l’église paroissiale du mont SAINT-MARTIN, cédée à l’abbaye SAINT-VANNES de VERDUN moyennant la création d’un prieuré attenant.

La transformation de la vieille église romane saint Martin en église prieurale, correspond certainement à sa reconstruction au XIe siècle. Cela ne l’empêche pas de rester l’église- mère où doivent être conférés les sacrements et les sépultures dans le cimetière attenant, non seulement aux habitants de MONT-SAINT-MARTIN mais aussi à ceux de LONGWY dont l’église même si elle est devenue plus importante n’en est toujours que l’annexe.

On imagine les inconvénients de cette situation confuse et source de nombreuses querelles entre les habitants des deux communautés. Les Longoviciens refusent de participer aux frais d’entretien de la Vieille église puisqu’ils possèdent déjà la leur, en plus de la chapelle castrale. Il faudra une lettre de cachet de LOUIS XIV en personne en 1684, pour régler cette situation inextricable. De même, c’est à cause de la grande peste de 1635 et du refus des habitants de MONT-SAINT-MARTIN d’inhumer les corps des Longoviciens dans le cimetière paroissial commun, qu’on transporta ceux-ci dans un terrain situé à l’actuel emplacement dit des RELIGIEUSES sur le territoire de Longwy. A l’occasion d’une visite canonique en 1628, il est écrit à propos de l’église du MONT-SAINT-MARTIN que si cette dernière était jusqu’ici considérée comme église-mère, elle doit maintenant être regardée comme annexe de SAINT-DAGOBERT de LONGWY.

Ainsi, jusqu’au milieu du XIXe siècle, selon le rapport de la commission de 1791," il y aura une cure à LONGWY qui sera composée des villes haute et basse, des villages de MONT-SAINT-MARTIN et PIEMOND, ROMAIN et ses écarts". Jusqu’en 1833, MONT-SAINT-MARTIN sera desservi par un vicaire appartenant au clergé de LONGWY-HAUT.

Quant aux habitants du faubourg de LONGWY-BAS, population la plus active de la "NEUFVILLE", constituée d’artisans, de commerçants, de brasseurs, de tanneurs, ils doivent se rendre, comme ceux de la citadelle, à l’église paroissiale du mont SAINT-MARTIN pour recevoir les sacrements et escalader un chemin pénible pour entendre la messe à Saint-Dagobert. Les portes de la citadelles étant fermées tous les soirs, les mourants ne peuvent recevoir les derniers sacrements et les jeunes filles se rendant aux offices sont obligées de passer devant les corps de garde.

Là aussi ces nombreux inconvénients poussent les habitants de Longwy-Bas à bâtir une chapelle à une date indéterminée, ce qui crée de nombreux conflits avec le clergé local. Le duc de LORRAINE les autorise officiellement à y célébrer le culte, le 23 Mai 1529. En 1604, ils reçoivent l’autorisation d’entretenir à leur frais un vicaire dépendant de Longwy-Haut. Ce n’est qu’en 1854 qu’après de multiples démarches, un prêtre résident fut installé dans une maison donnée par Madame MARGAINE.. La paroisse fut érigée en 1856, et une véritable église sous le vocable de la Sainte-Trinité.

La dernière querelle entre la ville haute et la ville basse eut pour origine la quasi-destruction de Saint-Dagobert pendant la première guerre. Tout comme le siège de la mairie, la ville haute perdait le siège du doyenné au profit de la ville basse. Il faudra l’action efficace de certains prêtres fédérateurs pour calmer les esprits et fédérer les moyens.

Une autre difficulté est également la situation géographique particulière de Longwy. D’abord lorrain, puis français en 1679 par le traité de Nimègue, le Pays de Longwy dépendait du diocèse allemand de TRÊVES. Les inconvénients se firent sentir de bonne heure et persisteront jusqu’au Concordat de 1801 malgré l’installation à Saint Dagobert de deux évêques suffragants, à la fin de l’Ancien Régime. La défaite de 1870 aura des nouvelles répercussions : le changement de la dépendance du diocèse de Metz pour celui de Nancy.

Au XXe siècle, d’autres quartiers de LONGWY et de MONT SAINT-MARTIN, pour faire face aux nouvelles demandes dues à l’accroissement vertigineux de la population, vont constituer de nouvelles paroisses ou agrandir leur église. Ce fut le cas de SAINT-JULES de GOURAINCOURT en 1911, de SAINT-BARTHELEMY en 1935 reprenant la succession de la Vieille église et enfin de NOTRE DAME DE L’ASSOMPTION en 1960.

Pourtant malgré les querelles de clochers passées, découlant des difficultés d’argent, de moyens de transport et de préséances, entre paroissiens du Bassin, leur destin ne pouvait être que commun.

La décision de créer la grande paroisse SAINT-MARTIN DE LONGWY, qui retrouvait pratiquement ses limites d’avant la Révolution se situait dans une visée pastorale plus que dans un nouveau découpage territorial. Une unité territoriale élargie présente plus facilement les dons, les talents, et les charismes. « L’heure est à la collaboration, écrivait le Père JAEGER, en 1997,...à cadres nouveaux, élans nouveaux... »

Aujourd’hui, en raison d’impératifs financiers, l’heure est plutôt à la dépossession :

-*Reprise par la commune des presbytères de Longwy-Bas et Longwy-Haut,

-*Vente de la chapelle Saint-Louis, du presbytère de Saint-Barthélemy, des salles de Longwy-Bas et de Gouraincourt, de la Chapelle Saint-Joseph du TIVOLI, des salles du 20 rue Stanislas à Longwy-Haut.

-*Viennent alors les restructurations : en plus des cinq églises
deux communales, Longwy-Haut Saint-Dagobert et à Longwy-Bas Sainte-Trinité
trois paroissiales, Longwy-Gouraincourt, Saint-Jules et à Mont-Saint-Martin, Saint-Barthélemy et Notre Dame de l’Assomption,
sont mis en commun au service de la paroisse : un presbytère unique, les salles Saint-Barthélemy .

Le temps est venu pour les paroissiens de LONGWY et de MONT-SAINT-MARTIN « de monter dans la même barque, et de former un seul équipage pour mieux avancer au large ».

Bernard BAUDOIN

En 2010,
Tous les baptisés des sept paroisses du Pays-Haut, des mouvements et services d’Église, ont participé à la célébration eucharistique d’installation de la nouvelle équipe pastorale du pôle missionnaire sous la présidence du Père Robert MARCHAL vicaire général pour le Pays-Haut, le samedi 16 octobre 2010 à 18h30 église Saint-Barthélemy de Mont-Saint-Martin.

Le 21 mars 2015, est inaugurée la nouvelle Maison Pastorale Notre-Dame de Pentecôte en présence de Mgr Papin, évêque de Nancy-Toul. Ce bâtiment accueille les activités de la paroisse Saint-Martin de Longwy ainsi que les activités communes aux sept paroisses du Pays-Haut.

Le secteur pastoral du Pays-Haut est un ensemble de 7 paroisses confié à une équipe de prêtres collégialement responsables : curés « in solidum » ou solidairement curés.

Le pôle missionnaire du Pays-Haut est composé de 7 paroisses :
Saint-Antoine de Padoue (Gorcy)
Notre Dame de la Moulaine (Haucourt-Moulaine)
Les apôtres Pierre et Paul (Herserange)
Saint-Jean-Baptiste de la Salle (Longuyon)
Saint-Martin de Longwy (Longwy)
La Divine Providence (Rehon)
Saint-Pierre et Saint-Paul de l’Alzette (Villerupt)

Septembre 2016, une nouvelle équipe de prêtres est mise en place.