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Secteur pastoral du Pays-Haut

Qui est Jésus? Homme ou Dieu?

Détail du Christ Pantocrator, 1261, mosaïque à Sainte-Sophie (Istanbul)

Depuis deux mille ans, Jésus intrigue les hommes par sa vie et son message.
Qui était-il réellement ? Un homme, un prophète, un sage, Dieu lui-même ou un fou ?
Y a t-il un Jésus historique et un Jésus de la Foi ou un seul qui réunit ces deux dimensions ?

Jésus a-t-il réellement existé ? Quelles en sont les preuves ?

Oui, il a existé.
Aucun historien sérieux ne remet en cause ce fait car plusieurs témoignages antiques, chrétiens ou non, nous le prouvent.

Tout d’abord, il y a les sources chrétiennes qui affirment unanimement son existence.
Les premiers écrits du Nouveau Testament datent de l’an 50, seulement vingt ans après la mort de Jésus.
C’est comme si aujourd’hui en 2014, nous rendions compte d’événements passés en 1994.
De plus, nous possédons beaucoup de manuscrits antiques de ces textes et nous pouvons observer une grande fidélité de copie entre
eux, ce qui permet d’affirmer que le texte original n’a pas été modifié.
Ces remarques attestent de l’authenticité historique du Nouveau Testament et en font une référence pour la recherche.

Des sources non chrétiennes témoignent également de l’existence de Jésus parmi lesquelles des écrits juifs, grecs et romains
comme ceux de Flavius Joseph, Tacite, Suétone, Pline.

Qui est Jésus ?

Les évangiles sont la source la plus complète pour le décrire.

C’est un Juif né à Bethléem en Palestine, région occupée par les Romains.
Les Juifs de l’époque attendaient alors un messie annoncé dans l’Ancien Testament qui serait envoyé par Dieu aux hommes pour les sauver.
À l’âge de 30 ans environ, il commence une vie publique de prédications et de guérisons multiples.
Certaines autorités politiques et religieuses troublées par l’identité divine que Jésus se laissait attribuer décident sa mise à mort.
Il sera alors torturé puis crucifié, châtiment alors réservé aux esclaves qui n’étaient même pas considérés comme des humains dans l’Antiquité romaine.

Etait-il un homme comme tout le monde ?

Jésus a vécu une vie d’homme ordinaire avec toutes ses limites physiques.
Il mangeait, buvait, dormait, pleurait, a connu la joie… Même la souffrance et la mort la plus ignoble ne lui ont pas été épargnées.

Et pourtant, le message et la vie de Jésus nous font voir en lui plus qu’un homme.
Il adopte une liberté de ton et de mouvement qui interpelle encore aujourd’hui.
Il se présente comme le «Fils unique de Dieu».

Contrairement aux prophètes traditionnels qui sont des hommes qui reçoivent un message divin à transmettre, Jésus parle et agit
comme étant l’égal de Dieu lui-même, ce qui est unique dans l’histoire des religions.
Il pardonne les fautes à tous les marginalisés qui osent l’interpeller et lui faire confiance, réalisant par là seul ce que Dieu a le droit de faire.
Il se présente comme le maître de la Loi (alliance entre Dieu et le peuple juif).
Il se met à égalité avec Dieu qu’il nomme «Père» : «Celui qui m’a vu a vu le Père», «Moi et le Père, nous sommes un»,
«Toutes choses m’ont été données par mon Père, et personne ne connaît le Fils, si ce n’est le Père; personne non plus ne connaît le Père, si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler.»
Il permet qu’on l’aborde sous le titre divin de «Seigneur», etc.

Jésus, en affirmant sa nature divine, n'était-il pas tout simplement fou ou mégalo ?

Personne ne peut dire sérieusement que Jésus présente les symptômes d’une maladie mentale.
En lisant les évangiles, on reconnaît sans peine toute la sagesse qui émane de sa personne et de son enseignement.

On ne peut pas non plus dire de lui qu’il était un gourou mégalo.
En effet, il agit toujours de manière douce et désintéressée.
Il refuse même le pouvoir que sont prêts à lui donner d’éventuels partisans.

De plus, Jésus accompagne ses paroles de miséricorde par de nombreux signes extraordinaires.
Les miracles confirment la nature divine de Jésus et la divinité de Jésus confirme la possibilité du miracle.
L’ultime miracle étant sa Résurrection qui pousse Thomas, l’apôtre sceptique, à le reconnaître en s’écriant : «Mon Seigneur et mon Dieu !»

Est-il vraiment ressuscité ?

La mort de Jésus est suivie d’un épisode qui relève de la foi seule mais qui interpelle par les effets incalculables qu’il a produits : la Résurrection.

En effet, les disciples de Jésus alors dispersés, incrédules et découragés par sa mort humiliante, témoignent l’avoir revu vivant à plusieurs reprises.

Seule la réalité de la Résurrection permet d’expliquer la naissance et le développement de l’Église malgré les graves persécutions qu’elle a eues à subir dès les origines.

Sinon comment expliquer que des disciples peureux et peu perspicaces puissent soudainement trouver l’audace nécessaire d’annoncer que Jésus est ressuscité alors qu’ils allaient au-devant d’une torture et d’une mort certaine ?
Auraient-ils pu mourir pour une idée qu’ils savaient fausse ?
Est-ce que cette idée aurait pu continuer à se diffuser ainsi si elle était basée sur un mensonge ou une illusion ?

Et pourtant en trois siècles, la foi chrétienne, malgré les attaques croissantes, réussira contre toute logique humaine à devenir la religion principale de l’Empire romain.

Mais pour quelle raison, Dieu aurait-il cherché à vivre comme un homme ?

Si Dieu aime sa Création, il veut s’unir à elle.
Et pour que l’union soit possible alors qu’ils sont de natures distinctes, il était nécessaire qu’il adopte la nature créée sans renier sa nature incréée.

En acceptant tout de notre condition humaine, en partageant ses limites, ses souffrances et même la mort la plus atroce, Dieu nous manifeste une proximité et un amour inimaginables.
Ce mystère s’appelle l’Incarnation et c’est précisément ce que nous fêtons à Noël.
Par Jésus, le Dieu invisible devient visible.
Lui, le Fils de Dieu, s’est fait vraiment homme, notre frère, sans pour autant cesser d’être Dieu.

Par sa double nature humaine et divine, Jésus nous révèle mieux que quiconque qui est Dieu et qui nous sommes.
En devenant un des nôtres, Dieu permet que nous soyons un des siens en le suivant à notre tour dans cette amitié éternelle qu’il nous propose et qui est le but de notre humanité.
À nous de lui faire de la place dans nos vies!

 

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