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Secteur pastoral du Pays-Haut
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Qui êtes-vous père Édouard ?

Afin de mieux connaître le père Édouard Manyanga, curé modérateur des sept paroisses du Pays-Haut, Chrétiens sans frontières est allé l’interviewer.

D’où venez-vous ?
Je suis originaire de la République démocratique du Congo. Je suis né le 4 août 1959 à Kinshasa. Je suis le quatrième de famille.
Mon père Victor, décédé en 2001 était enseignant, diplômé de l’École normale avant de devenir cadre à l’Office national de Transports (Onatra). Ma mère Célestine est une ancienne de l’école ménagère chez les sœurs.

Quel a été votre « cursus », si je puis ainsi m’exprimer ?
J’ai effectué toutes mes études à Kinshasa. Après l’école primaire, je suis allé au collège Saint-Charles Lwanga dans les années 72-74, puis au lycée Saint-Joseph, des établissements catholiques où se trouvaient des missionnaires belges.
J’ai passé le bac S, avec l’idée de poursuivre mes études universitaires en polytechnique.
Cependant, l’appel du Seigneur a été le plus fort !

Qu’est-ce qui a alors suscité l’appel de Dieu, votre vocation de prêtre ?
Au collège, j’ai entendu l’appel du feu cardinal Joseph-Albert Malula qui passait dans les écoles catholiques pour nous parler de la vocation sacerdotale.
C’est alors que j’ai entendu l’appel du Seigneur, par la bouche du cardinal. Avec les autres élèves, nous avons formé un groupe de petits séminaristes, encadrés par notre professeur de religion. Je me suis également engagé dans ma paroisse en devenant catéchiste et membre du groupe des vocations.

Comment se sont déroulées vos études au séminaire ?
De 1980 à 1983, j’ai suivi le cycle de philosophie au grand séminaire Saint-André Kaggwa. De 1984 à 1988, ce fut le cycle de théologie à l’Université catholique de Kinshasa. Ces études ont été sanctionnées par une licence en philosophie et un master en théologie biblique.
Quant à mon ordination sacerdotale, elle s’est déroulée le 1er août 1987 à Kinshasa.

Vous avez été nommé à ce moment-là dans une paroisse ?
Tout juste après mes études, j’ai été nommé professeur de Bible au grand séminaire Saint-Jean XXIII. En 1990, j’ai été nommé vicaire à la paroisse Saint-Noé, et un peu plus tard curé dans deux autres paroisses. Tout en assurant le ministère paroissial, j’ai gardé mes cours au Grand Séminaire et dans d’autres maisons de formation.

Mais alors comment êtes-vous parvenu en France ?
Ce fut en 2005 dans des circonstances douloureuses que j’ai dû quitter mon pays, fuyant la dictature.
Je suis resté deux années durant, près d’Arras, dans le Pas-de-Calais, auprès d’un ami prêtre. En janvier 2008, je suis arrivé à Homécourt sur invitation de notre évêque, le père Jean-Louis Papin. Tour à tour, réfugié politique en 2007, naturalisé français en 2010, je fus incardiné en août 2014, c’est-à dire prêtre rattaché au diocèse de Nancy et de Toul.
Depuis avril 2008, j’ai été nommé curé « in solidum » (solidairement) dans le secteur pastoral de l’Orne. J’ai été modérateur du secteur pastoral et accompagnateur des Équipes d’animation pastorale (EAP) des paroisses Saint-Jean Évangéliste et de Saint-Marc de la Pienne.

Quelle idée vous faites-vous des habitants du Pays-Haut ?
Quand on va en mission, il faut y aller sans préjugés, sans aucun parti pris. L’important, c’est de découvrir, d’observer et de se mettre à l’écoute. Cela, je le tiens de ma petite expérience pastorale, partout où je suis passé.
Par ailleurs je suis attentif à l’accueil de la communauté. Les premiers instants sont en effet les plus importants. « L’accueil, c’est aujourd’hui et non pas demain ».

Quels projets avez-vous pour le secteur pastoral ?
Je ne travaille pas seul, nous sommes quatre curés nommés dans le secteur pastoral du Pays-Haut. Nous avons reçu de notre évêque la mission d’enseigner, de sanctifier et de conduire le peuple de Dieu qui nous est confié.
Nous essayerons de rester fidèles à cette mission qui n’est pas des moindres. Cependant, en tant que Modérateur de la charge curiale, je suis aussi mandaté pour coordonner l’ensemble de l’activité pastorale, rassembler et réconcilier.
Il m’incombe aussi de faire vivre la maison pastorale.

Comment comptez-vous personnellement mettre en œuvre les différents aspects de votre ministère ?
Deux principes de l’Église ont toujours inspiré mon action pastorale : le principe de subsidiarité et celui de suppléance.
Le premier consiste à ne pas faire à un échelon plus élevé ce qui peut être fait avec la même efficacité à un échelon plus bas. [Retour ligne automatique]
Quant au second, le niveau supérieur n’intervient que si le problème excède les capacités du niveau inférieur. Ajoutez à cela le principe de coresponsabilités des laïcs. Avec le pape Benoît XVI, je crois que les laïcs doivent être « considérés non pas comme des « collaborateurs » du clergé, mais comme des personnes réellement « coresponsables » de l’être et de l’agir de l’Église ».

Une question plus souriante, pour terminer. En dehors de votre ministère, pour vous détendre, quels sont vos loisirs, vos hobbies ?
Actuellement, je me considère comme « sportif non pratiquant ». Mais dans ma jeunesse, j’ai beaucoup joué au football.
J’aime aussi la lecture et les études bibliques.

Propos recueillis par Dominique Jacob