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L’engagement d’une vie... au CCFD-Terre solidaire

Première association française de développement, le Comité catholique contre la faim et pour le développement-Terre solidaire (CCFD) lutte durablement contre la faim en s’attaquant à ses causes, des plus locales aux plus globales. Il soutient plus de 750 projets dans 63 pays. Membres de l’équipe du CCFD à Villerupt, Manette et Raymond Sondag sont des militants engagés. Rencontre.

Vous avez dit «engagés» ?
Manette.
Oui, je le fus dès 17 ans à la JOC. Je voulais aider les jeunes en difficulté, alors je me suis vite tournée vers l’association du Nid, ainsi que vers les foyers Clair Logis et Claire Amitié. Ensuite, mes engagements m’ont conduit vers la FCPE et la CLCV. En même temps avec Raymond, nous avons fait la connaissance du CCFD avec par le biais de l’abbé Jean-Marie Lallement. S’en sont suivi des formations à Nancy et la création d’une équipe sur Villerupt en 1984. Raymond était également syndicaliste à la CFDT et militant en ACO.

Dans chacun de vos engagements, qu’avez-vous trouvé ?
Manette.
Ça ouvre des horizons. C’est une source d’éveil, de culture, de formation. C’est aussi l’histoire de rencontres avec des personnes qui nous ont marqués, comme l’abbé Henri Cossart. Raymond. Ce qui est important et qui m’a plu au CCFD, c’est la problématique du développement des peuples, ici et là-bas, autour de trois piliers : l’éducation, la santé et l’économie. L’action s’articule autour de projets, dont le financement (par des Etats ou par des dons aux ONG) se fait sous contrôle, et au fur et à mesure de leur avancement. Ce sont souvent des projets à long terme. Pour moi, c’est une action politique au sens noble et large du terme.

Quels résultats, quels souvenirs gardez-vous de ces trente-trois années ?
Manette.
On ne pourra pas les citer tous, mais ce qui me revient à l’esprit, c’est la lutte contre la dictature en Haïti où, pour combattre la mortalité infantile, une éducation des femmes a été faite par les «matrones» (sage-femme).
Raymond. La satisfaction de rendre les gens responsables de leur vie.
Un exemple est celui de la gestion d’un excédent de céréales dans la province du Nordeste au Brésil, où la question de sa commercialisation s’était posée. Par l’éducation et l’alphabétisation, il y a eu dans la population de cette région l’émergence d’une prise de conscience autour de «semer, nourrir, vendre».

En quoi ce combat est nécessaire pour vous ?
Manette et Raymond.
C’est nécessaire pour nous, car c’est une ouverture à d’autres milieux (acteurs ou partenaires) et sur le monde. La communication, la rencontre de l’autre sont très importantes. L’idée de collégialité (une vingtaine de mouvements forment le CCFD) nous a séduits. Nous n’avons pas mené seuls ce combat. Nous avons constitué une équipe autour de jeunes que nous accompagnons et d’événements tels que «Terre d’avenir», «Bouge ta planète», et par des visites dans les classes.

Quel lien faites-vous entre votre foi et cet engagement ?
Ensemble.
C’est un chemin, une fidélité. Au départ, nous avons eu tous les deux une éducation chrétienne puis nous avons eu la chance d’avoir rencontré des prêtres proposants et acteurs dans cette démarche. C’est ainsi l’occasion d’essayer de partager ce qu’on a reçu.

Propos recueillis par Nicole Morin

Petit lexique des sigles employés
JOC : Jeunesse ouvrière chrétienne
FCPE : Fédération des conseils de parents d’élèves
CFDT : Confédération française démocratique du travail
CLCV : Consommation logement cadre de vie
ACO : Action catholique ouvrière
ONG : Organisation non gouvernementale