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Etre libre, ça s'apprend !

Etre libre, ça s’apprend !

En matière d’éducation, un jeu nous est interdit : « ni-oui ; ni-non ». Car ce sera souvent et l’un, et l’autre. «non, tu ne peux pas aller dehors mais oui, après le repas, nous finirons l’histoire commencée hier ». Oui et non : je vous invite à regarder, en 5 temps, comment habiter ces deux mots de trois lettres de telle sorte que nous donnions à notre enfant le goût de l’engagement, du risque, de la liberté.

 

 

QUE TON OUI SOIT OUI : être libre, ce n’est pas faire ce qui nous passe par la tête. C’est même tout l’inverse : c’est résister à la première impulsion. C’est lui dire à cette impulsion : « toi qui me passes par la tête, vas-tu dans le bon sens. Ou bien es-tu cachée sous des atours alléchants, un poison pour ma vie ? »

Etre libre, c’est donc tenir. Tenir bon, contre les désordres du désir. Tenir le coup, même s’il fait mal. Tenir ferme.

 

Et par exemple : tenir sa promesse. S’il me passe par la tête de m’affaler sur ce canapé généreux mais que j’ai promis à mon fils une partie de foot, alors c’est parti. J’y tiens ! Une fois faite, la promesse ne peut manquer de tenue… de toute façon, les enfants sont, en la matière, des juges impitoyables : alors, papa ce foot ? « Oui mais là tu vois bien… ». On essaie de gagner du temps. L’excuse qu’on trouvera, si bonne soit-elle, ne saurait empêcher que ce qui a été dit, l’a été.

Que ton oui soit oui…

 

Comme la partie de foot, la promesse n’est pas grand-chose : elle n’est pas le contrat qui contraint, elle n’a pas la solennité du serment qu’on prête. Mais c’est justement en cela qu’elle est si précieuse : précieuse parce que fragile. Elle n’est qu’une parole, un léger déplacement d’air…qui tombe rarement dans l’oreille d’un sourd. Aussi nous faut-il être à la hauteur de ces petites choses : la liberté s’apprend là, dans cette partie de foot un peu fatiguée, mais due à mon enfant, parce que promise !

           

                                                                                                                                                                                                           Martin STEFFENS