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L'église Sainte-Anne

L'église Sainte-Anne dans son quartier

En haut de l'avenue de Boufflers, l'église Sainte-Anne veille sur le quartier de Beauregard

Une église phare

L'église s'avance au-dessus d'une galerie, semblant désirer mieux voir ce qui se passe sur cette avenue si passante qu'est l'avenue de Boufflers...

Un peu d'histoire

Une nouvelle église pour une nouvelle paroisse dans un nouveau quartier

L’église Sainte-Anne est construite entre 1957 et 1960 pour accueillir les fidèles d’une nouvelle paroisse fondée en novembre 1955 pour le quartier dit des 3B (Buthégnémont, Beauregard, Boufflers) alors en pleine expansion.

Elle se développe sur deux niveaux suivant la pente du terrain : au rez-de-chaussée accessible depuis la rue Guy Ropartz (les anciennes salles de catéchèse) et un étage qui renferme l’espace liturgique.

les célébrations dans l'église

Messes dominicales tous les dimanches à 11h.
Messes en semaine les vendredi à 18h.

L'album photos de l'église

Un curé bâtisseur : André Lamy – un architecte : Pierre Prunet

En 1956, un concours national est lancé par l’évêché de Nancy-Toul sur un programme rédigé par un comité de construction dirigé par l’abbé André Lamy (1911-2003), prêtre de la nouvelle paroisse. Parmi les trente-trois projets déposés, celui de l’architecte parisien Pierre Prunet (1926-2005) est retenu. La première pierre de l’église est posée en octobre 1957, la première messe y est célébrée le 25 décembre 1959. La consécration par Mgr Pirolley, évêque de Nancy et de Toul (1957-1971) a lieu en avril 1960.

Du projet initial, le presbytère et le clocher ne furent pas réalisés faute de financement. Le presbytère actuel a été construit en 1993 sur le côté ouest de l’église, un emplacement différent de celui prévu au départ.

Un plan carré à l’extérieur, un espace en amphithéâtre à l’intérieur

Du plan carré à l’extérieur, on passe à l’intérieur à un espace en forme d’amphithéâtre dont l’axe médian, marqué par le vitrail d’angle, l’autel et le baptistère suit la diagonale du carré. L’autel est posé sur une plateforme surélevée, en marbre sombre. Les bancs sont disposés en arc de cercle sur une pente descendante.

Tous les regards sont dirigés vers l’autel…

Par cette disposition, tous les regards convergent vers l’autel. L’espace est unifié, sans séparation entre l’assemblée et le célébrant. L’objectif est d’obtenir une plus grande participation des fidèles, précepte entériné par le concile Vatican II (1962-1965).

Derrière les bancs s’ouvrent la sacristie, la chapelle de semaine, un espace servant de confessionnal mais dépourvu de tout meuble spécifique et, au-dessus, une tribune permettant d’augmenter la capacité d’accueil.

Dans l’axe de l’autel et de la verrière, l’espace se développe sur deux niveaux, lui donnant ainsi une place privilégiée.

Un mobilier tout en simplicité et sobriété

Le mobilier intérieur est très sobre, conformément aux principes de simplicité et de pauvreté voulus par l’abbé Lamy.

Le tabernacle en métal, disposé à l’origine sur l’autel, est posé, depuis les années 1990, sur une colonne en pierre. Le Christ en croix et le chemin de croix fixé sur les lambris, deux œuvres en plâtre noirci, furent réalisés par Claude Wetzstein (1920-2001), sculpteur lorrain.

La verrière disposée dans l’axe autel-tabernacle-croix fut réalisé par le peintre verrier lorrain Camille Hilaire (1916-2004) et l’atelier nancéien Benoît Frères. Posée en 1964, elle est représentative de l’art sacré des années 1960 qui s’affranchit des représentations figuratives.

Une église à voir absolument,

symbole de l’évolution de l’Eglise dans ces années d’après guerre, où les fidèles sont invités à participer à la vie paroissiale, avant même le concile Vatican II.