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Le nouveau Notre Père...

Faisons confiance à la tradition de l'Eglise...

Chers amis, chers paroissiens,

 

 

Ceux qui viendront prier

dans nos églises pour le temps de l’Avent, temps de préparation spirituelle à Noël, remarqueront peut-être un petit changement. Après des années de réflexion et d’approfondissement théologique, l’église modifie une phrase du Notre Père. Ce ne sont pas que de simples mots. La façon de prier dessine notre rapport à Dieu. Nous ne disons plus « Et ne soumets pas à la tentation » qui pouvait être mal compris. Dieu qui est infiniment bon, ne peut pas être l’auteur de la tentation et du mal. Dieu veut le bien pour l’homme. Désormais, dans nos prières, nous disons à Dieu notre Père « Et ne nous laisse pas entrer en tentation ». Nous lui demandons la grâce de résister à la tentation. Je trouve ce changement particulièrement heureux.

Ce n’est pas la première fois

que l’Eglise modifie un aspect de sa prière publique, de sa liturgie. Depuis toujours, le génie du christianisme a été sa formidable capacité à prendre le meilleur d’une époque. Personne de nos jours ne se verrait prier toujours en araméen, langue de Jésus ou en koiné, le grec très répandu dans l’Empire romain du 1er siècle. La même foi en la Trinité, celle résumée dans le credo, s’est exprimée en grec, puis en latin et enfin en français pour nous. Les pratiquants du dimanche savent bien que cette histoire ne doit pas être un abandon du passé.

Quelques mots ou chants rappellent notre riche histoire :

Alléluia, Amen nous viennent de la langue même de Jésus. En grec, Seigneur, prends pitié, se chante Kyrie Eleison. Le latin reste utilisé dans la liturgie de l’Eglise. Il suffit d’aller à un grand rassemblement international à Lourdes ou aux journées mondiales de la jeunesse pour redécouvrir l’unité d’une prière latine récitée par des catholiques de tous les horizons. Jamais, l’Eglise n’a voulu changer sa prière par souci de la mode. Elle cherche toujours à exprimer avec la plus grande justesse la grandeur de Dieu et la compréhension de cette grandeur pour les chrétiens. Mais, elle connaît aussi la grande sensibilité des chrétiens sur ces sujets. Chacun défend le chant de sa jeunesse, celui qui le fait vibrer ou sa façon de se tenir debout ou à genoux. Un curé sait, par contre, que

l’Eglise a une expérience bimillénaire

pour nous apprendre à prier. Alors, faisons confiance à la tradition vivante de l’Eglise plutôt qu’à tel ou tel groupe

A la crèche,

l’expression de notre foi personnelle en l’Enfant Dieu passera par différentes attitudes et paroles. Comme la Vierge Marie, certains seront silencieux mais retiendront tous les évènements dans leurs cœurs. D’autres n’auront pas peur de chanter la gloire de Dieu avec les anges. L’attitude priante des bergers aidera d’autres à approcher le mystère du Verbe incarné, du Fils de Dieu fait homme.

Notre prière personnelle, accomplie dans la prière officielle de l’Eglise, est appelée à devenir une louange qui monte vers le Père pour le don de son Fils unique : 

Notre Père qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation,
mais délivre-nous du Mal.

Edito Newsletter Ste Famille Avent 2017

Christophe Martin, curé