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Méditation pascale

Jean Vanier, fondateur de l'Arche de Jean Vanier, nous offre sa méditation pascale.

Jésus meurt

parce qu'il aime. Il aime ses disciples mais aussi ceux qui sont en train de le tuer. Il aime follement l'humanité toute entière. Il sait qu'en allant jusqu'au bout du don de lui-même, il va donner la vie.
La mort de Jésus est paradoxalement féconde. Jésus n'a pas choisi de mourir, il a choisi d'aimer et c'est cet amour est total, absolu, sans retour, qui l'a mené à la mort.

Je crois

que nous ne pouvons pas regarder le vendredi Saint en oubliant le jeudi Saint. Le jeudi, lors de la Cène, Jésus prend du pain et dit : "Ceci est mon corps, mangez-en tous." Déjà s'exprime le désir d'habiter à l'intérieur de nous, de rejoindre notre vulnérabilité. Puis il se met à genoux et lave les pieds de ses disciples. Ce n'est qu'à la lumière de ces deux gestes de don que nous pouvons comprendre la mort en croix du vendredi. Le don de l'amour précède la mort.

Et finalement, l'amour

est plus fort que la mort. C'est le mystère du matin de Pâques. Jésus ne ressucite pas pour lui-même mais pour nous. Il veut nous entrainer dans la résurrection. Et pas seulement la résurrection des corps à la fin des temps, mais une résurrection progressive, comme une lente et patiente maturation dans notre vie quotidienne.

Nous avons à comprendre

que Jésus nous invite à être des hommes et des femmes transformés. Nous avons à laisser la semence de la grâce pousser en nous pour que notre regard, notre intelligence, notre imagination, notre corps, notre affectivité soient transformés. Nous avons, peu à peu, à apprendre à regarder les autres comme Dieu les regarde.

C'est cela la foi.

La plupart du temps nous regardons les autres à partir de nos blessures, de nos fragilités, de nos peurs. Notre résurrection est une transformation très lente où l'Esprit saint, progressivement, transforme notre intelligence, notre coeur pour que nous devenions pleinement des filles et des fils de Dieu.

Jean Vanier, fondateur de l'Arche, communautés de vie avec des personnes handicapées.

Texte repris du site La Croix - Croire