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Saint-Jean-Marie Vianney Saint-Jean-Marie Vianney

Historique et descriptif de l'église St-Médard de SAINT-MAX

ÉGLISE SAINT-MÉDARD DE SAINT-MAX

  (texte et photos Bernard BAUDOIN)   

Le village de Saint-Max au XVII ème siècle, d'après une gravure d'Israêl SYLVESTRE: la tour et la nef existent encore aujurd'hui ainsi que la première maison derière l'église.

 

Dans un document de 1263, sous le règne du duc de Lorraine Ferry III, est mentionné pour la première fois, un fief de Milon de Vandières, Sire d'Essey-les-Nancy, composé des villages d'Acy (Essey), Saint-Mard (Saint-Max), Tombelaines (Tomblaine) et Dommartemont. En fait, du IXème jusqu'au XVIIIème siècles, l'ensemble est une seigneurie des ducs de Lorraine.     

Sur les pentes viticoles du plateau de Malzéville, aurait existé un petit temple dédié au dieu Mars. Le lieu de culte dédié au dieu païen aurait été ensuite christianisé. Mais ce ne sont que des hypothèses sans preuves à l'appui. La partie la plus ancienne de l'église est sa tour romane ( peut-être  du XII ou XIIIème siècle) avec ses baies géminées et sculptées. Elle aurait appartenu à un précédent édifice religieux, chapelle ou ermitage, devenu un petit prieuré appartenant à l'abbaye de Solesmes et placé sous le patronage de Saint Médard, évêque de Noyon, (458-545)  dont le nom a été déformé selon le dialecte lorrain en St Mard, St Mach, St Maix, St Mâ, St Max

La partie la plus ancienne de l'église est sa tour romane ( peut-être  du XII ou XIIIème siècle) avec ses baies géminées et sculptées. 

Elle aurait appartenu à un précédent édifice religieux, chapelle ou ermitage, devenu un petit prieuré appartenant à l'abbaye de Solesmes et placé sous le patronage de Saint Médard, évêque de Noyon, (458-545)  dont le nom a été déformé selon le dialecte lorrain en St Mard, St Mach, St Maix, St Mâ, St Max...  

      On sait peu de choses sur ce saint, sinon le nom de ses parents : Nectar et Protagio habitant Salency (dans l'Oise actuelle). En revanche la tradition populaire en a fait un thaumaturge (guérisseur des maux de dents). Il est souvent représenté sous les ailes déployées d'un aigle qui le garantit de la pluie.

        Une toute petite communauté vivait autour de cet édifice qui fut longtemps annexe de la paroisse Saint-Martin de Malzéville, puis succursale de Dommartemont. Une gravure du XVII ème siècle, d'Israël Sylvestre, est censée représenter le petit village. Cette charmante petite église qui au départ n'était constituée que de l'actuelle nef du XVème siècle, a été agrandie d'une première chapelle (l'actuelle sacristie?), de la chapelle néo-gothique au XVIIIème siècle puis du choeur actuel en 1856. En 1843, l'abbé Royer, vicaire à Malzéville, devient le premier curé de Saint Max, à l'église Saint Médard.

Eglise Saint Médard (état actuel après restauration) : maître-autel face au peuple et ancien autel à l'arrière avec son retable aux 4 évangélistes

On peut toujours y admirer le portail avec linteau trilobé et la Vierge à l'enfant, le tout du XVème siècle

L'ensemble a été restauré avec beaucoup de goût, à partir de 1983 grâce aux bénévoles de l'association des Amis de Saint Médard présidée notamment par Monique Bourgeix, Jean-Luc Stroesser et bien d'autres, et à la municipalité sous les mandats de Messieurs Choltus puis Léonard. 

Le mobilier en bois a été décapé: l'autel d'époque régence, de forme  tombeau, galbé, sert d'autel face au peuple.

Son retable, avec ses quatre évangélistes (statues de Monsieur Moitessier) a été placé sur l'autel du fond. 

Avec son Christ janséniste en bois et son tabernacle sculpté, il viendrait (en 1843) de la chapelle castrale de M de Suzennecourt au Grand-Sauvoy. La base, en forme de tombeau, de l'autel du fond du choeur et dont le retable a été placé dans la chapelle gothique, est plus simple mais date lui aussi du XVIIIème.      

 

Les trois cloches portant les noms de Thérèse-Alexandre, Marie-Thomas et Séraphine ponctuent  la vie des "Vieux Maxois". 

                                                                                               Vierge de la Médaille miraculeuse (XIXème, bois doré)   

et St-Jean Baptiste (fin XVIIème-début XVIIIème, bois doré)


           

Christ gisant, copie de l'oeuvre de PhilippedPhilippe de CHAMPAIGNE (Louvre), acheté par l'Etat en 1858, donné à la paroisse par Napoléon III en 1865. 

 

 

Saint Médard, évêque de Noyon couronnant la "rosière" du village, copie éxécutée en 1830 d'un tableau exposé dans la cathédrale de Noyon, donnée à la paroisse en 1752 par Madame HOCQUARD de Nancy.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint- François 'd'Assise en prière devant la Sainte-Famille; attribué parfois sans aucune preuve à Rémond CONSTANT, peintre lorrain de la première moitié du XVIIème siècle ou à Claude DERUET (1590-1660) qui a peint la Sainte-Famille dans la cathédrale de Nancy ou à Jacques de BELLANGE (1575-1616) peintre de l'extase de St-François au Musée-lorrain

 

 

 

 

 

Reliquaire en bois doré:(St-Florentin, St-Martial, St Guillaume, St-Nabor, St Michel de S.)