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Saint-Jean-Marie Vianney Saint-Jean-Marie Vianney

Historique et descriptif de l'église St-Martin de DOMMARTEMONT

L'ÉGLISE SAINT-MARTIN DE DOMMARTEMONT   

par Bernard BAUDOIN , avec l'aide de Bernadette et Pierre ROSSIGNON

 

La plus petite commune du Grand-Nancy tire son nom  (Domini Martini-mons) de son saint patron: Saint Martin de Tours dont la fête est fixée au onze novembre. Si la communauté forme depuis le Moyen-âge (1364) une seigneurie assez réduite mais relativement indépendante, nous ne savons pas exactement quand Dommartemont fut érigée en paroisse.       

On en trouve cependant les plus anciennes mentions à travers l'évocation de ses actes de catholicité dont les premiers actes de baptême remontent à 1642, de ses curés en 1692: Pierre , en 1717 Sébastien Rambois, etc...; de ses échevins d'église en 1711: Claude Hussenot, etc ...; en 1702 de son existence: "en la paroisse Saint Martin de Dommartemont" ou comme en 1710 de fondations de messes.

Si depuis des temps immémoriaux se dressent sur le lieu-dit SAINTE GENEVIEVE, d'abord une chapelle placée sous l'invocation de la sainte et faisant partie du domaine des ducs de Lorraine ( exemple: Mathieu II en 1248) puis un ermitage habité par des frères et  dépendant du chapitre de la primatiale de Nancy , nous ne savons rien des bâtiments qui ont précédé l'actuelle église.

Nous sommes bien renseignés sur la vie de ces ermites et sur l'ermitage lui-même, lieu de pélerinage célèbre jusque vers 1835 (le mardi de Pâques avec une petite foire).  Nous avons bien un inventaire réalisé par la municipalité de Dommartemont,  le 25 octobre 1790 , mais il s'agit de celui de la chapelle Sainte-Geneviève sans mention d'un autre inventaire dans une autre église.       

Les trois tableaux, les deux reliquaires baroques (St Sigisbert et St Cléodulphe), les troisautels de style classique, le Christ janséniste, monumentalen bois et divers objets liturgiques dont l'ostensoir en vermeil offert par Napoléon III en 1864, attestent de l'existence d'une église ou chapelle primitive dont cependant nous igorons tout.

Elle devait se situer surl'actuelle rue de Malzéville puisque le curé François Munier fait don le 2 août 1842 d'une maison pour servir de presbytère, située "rue de l'église", la municipalité d'alors étant trop pauvre pour engager des frais.

 Quoi qu'il en soit l'église que nous connaissons, fut construite à partir de 1840, (réception des travaux le 10 août 1841) puis aggrandie et consacrée le 11 novembre 1886, par Mgr TROUILLET, le curé bâtisseur de nombreuses églises lorraines dont Saint Epvre de Nancy.

 

Le plan reprend celui des églises-halles lorraines.

Les trois cloches Marie-Victoire (527kg), Jeanne-d'Arc (374kg) et Renée-Elisabeth (283kg) égrennent leurs notes (Do dièse, Si, La) depuis 1927.