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LE SACREMENT DU MARIAGE

  
LE SACREMENT DU MARIAGE

Union d’un homme et d’une femme, le mariage est une réalité fondée sur la loi naturelle. Pour les baptisés catholiques et orthodoxes, il est même devenu un des sept sacrements de l’Eglise.
L’importance du consentement réciproque dans le droit romain:
Dans toutes les civilisations, le mariage est le constituant majeur de la vie sociale : il donne forme à l’alliance de deux familles où s’insèrent les enfants en entrant dans une lignée généalogique. Ainsi la relation homme-femme et la relation parents-enfants deviennent fondements de l’organisation sociale. Cependant dans la tradition juridique romaine, le consentement réciproque constituait à lui seul le mariage. A la différence d’autres civilisations qui mettent en valeur le passage de la femme de la maison de son père à celle de son époux, le droit romain lui, préservait ainsi la liberté des époux et notamment celle de la femme.
L’héritage romain dans le mariage chrétien occidental
Fidèle au droit romain, l’Eglise a privilégié le libre consentement des époux, mais en l’évangélisant. Le rite essentiel du mariage « dans

 le Seigneur » reste le geste sacramentel de l’échange verbal. Les époux sont donc considérés comme ministres de leur mariage. Si dès les premiers siècles, l’accueil du consentement des époux et la bénédiction sont donnés par l’évêque, un prêtre ou un diacre, d’abord en famille puis à partir du dixième siècle à la porte de l’église, c’est en 1563 qu’un décret du concile de Trente rend obligatoire la présence d’un ministre ordonné ou exceptionnellement celle d’un laïc mandaté. Le recours à un rituel est surtout justifié par la nécessité de la présence de témoins attestant de la parole donnée. Le mariage garantit ainsi la liberté et de la sincérité des époux. Si cet échange verbal relève de l’intimité du couple, il doit être public puisqu’il est prononcé dans une réalité sociale et en crée une nouvelle.
Le sens biblique du mariage chrétien
La Bible s’ouvre sur la création sexuée de l’homme et de la femme, par Dieu et à l’image de Dieu (Genèse I, 26-27). Elle rappelle le sens que Dieu lui a donné en l’insérant dans le dynamisme de son Alliance avec son peuple. Fondée sur l’Amour inconditionnel et sans retour de Dieu, le mariage entre un homme et une femme est le signe de cette fidélité. A travers l’amour qu’ils se portent les époux sont aussi le signe du Christ qui se donne aux hommes, signe des « noces de l’Agneau » entre le Christ et son Église. Pour les chrétiens, fidèles à l’enseignement du Christ, le consentement devient un engagement pour la vie : « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas » !
La sanctification du couple chrétien à travers le mariage
Le sacrement n’est pas d’abord lié au rite mais à l’engagement vécu en Église. Si depuis toujours, celle-ci demande aux parents « d’accepter avec amour les enfants qu’ils mettront au monde », dans le nouveau rituel du mariage de 2006, elle souligne que « le mariage est d’abord conçu comme une communauté profonde de vie et d’amour que rien ne saurait détruire ». Pour l’Eglise, vivre cet engagement, au même titre que les autres vocations, c’est répondre à l’appel à être de véritables témoins du Christ.
                                                                                                                                                                                                    Bernard BAUDOIN