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Saint-Augustin Schoeffler

Parcours de St Augustin SCHOEFFLER

Augustin SCHOEFFLER né le 22 11 1822 à MITTELBRONN, décédé le 01 05 1851 à SON TÂY .
Béatifié en mai 1900, Augustin SCHOEFFLER a été déclaré « Saint » le 19 juin 1988 par le pape Jean- Paul II.

 

Augustin SCHOEFFLER  est né le 22 novembre 1822 à MITTELBRONN, village de Lorraine.

Il  est fils d’Antoine SCHOEFFLER né en 1799 à PHALSBOURG et de Madeleine HEIMROTH.

Son père, d’abord instituteur à, s’installe en 1844 à Phalsbourg où il prend en gérance une auberge fréquentée par les ouvriers du Chemin de Fer. Il meurt le 22 mai 1847, âgé de 49 ans au moment de l’ordination à Paris de son fils Augustin.

Madeleine, la mère d’Augustin revient alors à MITTELBRONN où elle meurt le 17 février 1864 à l’âge de 63 ans.

Augustin est germanophone, dès l’âge de 6 ans, il est confié à son oncle Charles SCHOEFFLER, prêtre, qui lui apprend le français.

Au cours de sa jeunesse, il séjourne à ARRAYE ET HAN, à BETTBRONN et St LOUIS où son oncle est successivement curé.

Augustin a entre 11 et 19 ans et c’est durant ces années que s’éveille sa vocation sacerdotale et missionnaire.

Augustin fait sa première communion  le 13 avril 1834 à BETTBRONN.

En 1837, il commence ses études au Petit Séminaire de Pont à Mousson.

 Le 4 novembre 1842, Augustin entre au Grand  Séminaire de Nancy.

Le décès de son oncle Charles SCHOEFFLER survenu le 3 mars 1843 affecte fortement Augustin.

Le 1er juin 1844, Augustin est tonsuré au Grand Séminaire de Nancy avec 23 autres séminaristes, il est   sous-diacre le 6 mars 1846 et reçoit le diaconat le 6 juin de la même année.

Après cette ordination diaconale, Augustin ne peut obtenir de ses parents l’autorisation de partir pour  les missions. Devant  ce refus inflexion,  une grave décision s’impose au séminariste.

Début octobre 1846, le jeune diacre fait ses adieux à sa famille comme s’il se rendait au Grand  Séminaire de Nancy pour la dernière année de préparation à la prêtrise, il charge alors un ami prêtre de prévenir ses parents qu’ils ne le reverraient plus parce qu’il part pour les missions.

Ce n’est  que trois semaines plus tard, dans une lettre adressée à ses  parents qu’Augustin explique sa décision (lettre 24-18 octobre 1846) mais sa famille ne répond plus à ses lettres.

Augustin est maintenant au Séminaire des Missions Etrangères, 120 rue du Bac à Paris. Il manque d’argent. Dans une lettre à sa tante Elise il écrit : « je vous dirai franchement que je suis pauvre, 30 sous font toute ma fortune mais j’aime cette pauvreté car ce doit être ma vie » ( lettre 32- 29 décembre 1846)

Augustin est ordonné prêtre le 29 mai 1847. Il célèbre sa première messe le dimanche de la Sainte Trinité en l’église St François Xavier des Missions Etrangères. « Le plus beau jour de ma vie » écrit-il.

Le 18 septembre 1847, il quitte Paris pour Anvers et embarque à bord de l’Emmanuel pour une mission à TONKIN. Le naufrage du navire en rade d’Anvers reporte le départ pour l’Asie au 18 novembre 1847.

Quatre mois plus tard, Augustin arrive à SINGAPOUR ou il séjourne une quinzaine de jours avant d’embarquer sur le Prince Albert pour HONG KONG (mai 1848) puis MACAO. Une barque chinoise va le transporter à LA-FOU et de là au TONKIN où il arrive au mis de juillet 1848.

Après un temps consacré à l’apprentissage de la langue annamite, Augustin parcourt l’ANNAM et le TONKIN  pour visiter les communautés chrétiennes qui lui sont confiées. Le vicariat très étendu compte 120000 chrétiens. La mission s’étend sur sept provinces dans lesquelles œuvrent six missionnaires et cinquante prêtres indigènes.

Augustin est très vite épuisé par le surcroît de travail, le peu de sommeil, le régime alimentaire et le climat auquel  il n’est pas habitué. Sa santé est mauvaise et Cô-Dong , ainsi baptisé par ses frères tonkinois, a souvent recours à la médecine annamite.

Dans le même temps  la répression contre les chrétiens s’amplifie et un édit du mandarin met à prix la tête des missionnaires.

En 1849, au cours d’une tournée pastorale avec son évêque, Mgr Pierre RETORD, Augustin échappe de peu aux soldats du mandarin.

En 1850, une épidémie de choléra fait de nombreux morts dans la province où se trouve Augustin,

il est atteint par la maladie mais guérit.

En février 1851, un édit interdit aux missionnaires européens de prêcher la religion chrétienne.

Après avoir échappé plusieurs fois à la capture, au mois de mars 1851, sur dénonciation, Augustin est arrêté par les soldats du mandarin de SON TÂY.

 Reconnu coupable de « parcourir le royaume pour y prêcher la religion, séduire et tromper le peuple », il est décapité au sabre le 1er mai 1851 devant les soldats et le peuple assemblés.

Augustin est alors âgé de 29 ans.

Des soucis matériels, familiaux ajoutés aux nombreux deuils qu’a connus Augustin  donnent une tonalité parfois amère à ses lettres mais elles expriment la vie, les préoccupations, les idées, les préjugés et les projets d’un jeune homme marqué par sa terre natale, sa famille, l’Eglise et la société de son temps, à la recherche de Dieu et de sa vocation.