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La Sainte-Trinité au Nord-Est de Nancy La Sainte-Trinité au Nord-Est de Nancy

L'église Saint-Martin

La vieille église gothique a bénéficié à son origine de bienfaits des ducs de Lorraine. Elle a connu les malheurs de la guerre de Trente Ans puis... en 1665, la prédication du père Bourdaloue, jésuite réputé pour la qualité de ses sermons.
Elle s’agrandit au XIXe siècle par l’ajout de deux travées, de l’entrée actuelle, puis d’un chœur et d’un transept.
L’église possède une riche décoration murale et statuaire.

A l’origine

L’église remonte probablement au dernier tiers du XVème siècle. Bien qu’aucune trace de construction antérieure n’ait été retrouvée, on peut comprendre que l’importante communauté villageoise n’était pas dépourvue de lieu de culte. D’ailleurs la tour clocher de facture très sobre est antérieure à la nef, peut-être du début XVème siècle.

La construction est liée à la famille ducale, en particulier à René II (1451 – 1508) qui a acquis la moitié du fief de Malzéville de son vivant.

Le plan basilical à l’origine fait d’ailleurs penser à une chapelle castrale (le terme existe dans un acte), une église halle à trois travées couvertes d’ogives à faible hauteur, et terminée par une abside semi circulaire à la place du chœur actuel.

Le groupe sculpté "La charité de Saint Martin"

La statue équestre de Saint Martin déchirant son manteau par l’épée, alors que le pauvre est agenouillé devant les étriers, dominait le portail néo renaissance du XIXème jusque dans les années 80.

A cause de l’usure provoquée par les vents et les pluies d’Ouest qui corrodaient la pierre calcaire, la municipalité a fait fabriquer une copie parfaite qui la remplace désormais à l’extérieur. Car l’originale peut être admirée dans le transept Nord.

Le bloc sculpté, peut-être l’œuvre de Mansuy Gauvain, remonte aux premières années du XVIème siècle. Il a été classé monument historique en 1964.

Les peintures murales

L’église possède un des plus beaux patrimoines régionaux datant de la Renaissance. En 1895, les artisans chargés de la réfection des enduits de la nef mettent à jour une série de peintures anciennes remontant à la première moitié du XVIème siècle : un chemin de croix en 14 stations, des tableaux représentants Saint Antoine, Saint Jean Baptiste et Saint Grégoire. Ces peintures ont connu une première réfection "personnalisée", oeuvre de Gustave Save ami de Charles Cournaux, qui sortit une étude l’année suivante. Malgré le classement en 1908 à l’inventaire des monuments historiques, le chemin de croix n’a pas vraiment connu de rénovation. De plus, les peintures ont beaucoup souffert des bombardements lors des deux conflits du XXème siècle. A la fin des années 50, des peintres de l’école des Beaux arts ont masqué une partie des ajouts de Save et rafraîchi modestement l’éclat des couleurs vieilles de cinq siècles. En collaboration avec la paroisse, la municipalité de Malzéville et la DRAC ont fait réaliser en mai 2009 une série de sondages sur les murs de la nef, par un artisan restaurateur. Quelques traces nouvelles, jusque là cachées sous le vieil enduit, ont été dégagées...