Accédez au site du Diocèse de Nancy et de Toul Catholiques en Meurthe-et-Moselle

Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

La Sainte-Trinité au Nord-Est de Nancy La Sainte-Trinité au Nord-Est de Nancy

Visite pastorale de Monseigneur PAPIN

A la sortie de la messe

des 12 et 14 juin 2015 sur le secteur de Nancy-Est

La solidarité, tel était le thème fixé pour cette visite sur notre secteur pastoral lors des deux journées des vendredi 12 et dimanche 14 juin. Prendre connaissance des forces vives des paroisses engagées sur le sujet et bien cerner les actions entreprises constituaient l’objectif.

 

 
Vendredi 12 juin

Neuf dames enthousiastes

C’est par une rencontre avec les actrices du vestiaire du Secours Catholique de Saint-Livier que tout commence. À 15 heures pile, notre évêque arrive dans sa voiture qu’il conduit lui-même. Le père Deschiens est là pour l’accueillir ainsi que les bénévoles concernées. Des salutations très cordiales précèdent la visite des deux salles exiguës, remplies de portants et d’habits soigneusement triés par tailles. Monseigneur Papin prend tout son temps pour comprendre et discuter. Le vestiaire, ouvert depuis quinze ans, est animé par neuf  dames qui s’entendent à merveille, dévouées à ce service aux personnes dans le besoin. Elles regrettent cependant le manque de place et de confort du local.

L’accueil s’y effectue les lundi et mercredi, de 14h à 16h ; le lundi pour les dépôts des donateurs, le mercredi pour la réception des familles, originaires pour la plupart de Seichamps, Tomblaine et Saint-Max.

Si vous avez à donner des vêtements (propres et en bon état bien sûr !) n’hésitez pas à venir les lundis.

Apprendre notre langue

Une demi-heure plus tard, le petit groupe entourant Mgr Papin se déplace dans les salles paroissiales attenantes à l’église Saint-Livier. C’est le lieu d’accueil de personnes désireuses d’apprendre le français, dont la plupart sont des demandeurs d'asile. Aujourd’hui n’est pas le jour habituel de ces cours de français langue étrangère (FLE) qui se déroulent ordinairement le jeudi de 14h à 16h. Néanmoins plusieurs bénévoles sont venus ainsi que quelques-uns de leurs « élèves ». Plusieurs personnes d’origines arménienne, azerbaïdjanaise, polonaise et algérienne sont présentes. D’ordinaire, les nationalité turque et ukrainienne sont aussi représentées. Six accompagnants, anciens enseignants, médecin ou postier, encadrent ces personnes qui manifestent sympathie et reconnaissance d’être ainsi aidées. Ce n’est pas toujours facile de parler notre langue ; le français est compliqué pour un étranger. Manuels et photocopies, jeux de mise en situation, aident à faire comprendre et à mettre en œuvre les mots de la vie quotidienne.

Solidarités partagées

À Essey-lès-Nancy, la solidarité est l’œuvre commune de nombreux acteurs. Mgr Papin y est reçu vers 16h30 dans des locaux paroissiaux de l’église Saint-Pie-X, pour un échange sous forme de table ronde. Au même endroit, les lundi et mercredi, le Secours Catholique et l’équipe de solidarité de Saint-Pie-X et de la Sainte-Trinité accueillent des familles pour une urgence ou une aide à la mise en œuvre de formalités administratives complexes. Ces jours-là, les salles ressemblent à une « fourmilière ». Au-delà de l’aide proprement dite, une qualité d’accueil est recherchée. On converse, on prend le café… car, la première fois, il faut faire un effort important, pour franchir le seuil du Secours Catholique et demander de l’aide.

Depuis le début de l’année ce sont 90 familles qui ont été ainsi prises en charge pour des urgences financières et 58 pour des dossiers administratifs. Parfois cela coûte très cher… par exemple 600 € en timbres fiscaux pour un dossier auprès de l’Office français des réfugiés apatrides (OFPRA) qui peut d’ailleurs ne pas aboutir !

L’aide financière est partagée entre le Secours Catholique et l’équipe de solidarité inter-paroissiale St-Pie X - la Sainte-Trinité. Pour l’assurer, les recettes proviennent des dons des paroissiens, mais aussi de diverses manifestations : brocantes, concerts, quêtes de carême.

Une collaboration fructueuse s’est aussi opérée avec le CCAS et la mairie d’Essey qui ont mis en place une épicerie solidaire à la « Maison du Grémillon ». Mgr Papin souligne avec insistance cette articulation féconde entre partenaires caritatifs du milieu laïc ou religieux.

Il rappelle à cette occasion les propos du pape François selon lesquels toute paroisse a nécessairement la diaconie dans sa mission, (autrement dit « le service du frère ou de la sœur ») faute de quoi il lui manquerait une part importante de son identité chrétienne.

À la rencontre des EAP

En soirée ce sont les membres des Équipes d’Animation Pastorale du secteur de Nancy Nord-Est qui se retrouvent à Leyr autour de leur évêque.

Comme il l’a déjà indiqué au cours de l’après-midi, Mgr Papin redit que le service du frère, de la sœur, en particulier des plus fragilisés, est aussi important que la Parole, la liturgie, les sacrements. Tous ces aspects doivent être en lien. La source de la charité est dans l’Eucharistie. Les communautés chrétiennes ont à vivre cet aspect.

Un tour d’horizon des 6 paroisses sur ce que chacune vit pour le service du frère a permis de réaliser que la misère matérielle est vraiment présente dans nos villes et villages (chômage, endettement, …). Mais il existe aussi d’autres aspects du « manque » : solitude, maladies physiques et psychiques, déracinement, pauvreté spirituelle, …

Mgr Papin rappelle que les EAP doivent être proches du terrain. Il se réjouit de tous les partenariats qu’il a relevés dans notre secteur pastoral. Le service du frère est un ciment de la société car il est un lieu de rencontre entre des personnes d’horizons divers et d’opinions politiques ou religieuses différentes. Mais la diaconie se vit aussi au quotidien, par des petites attentions au jour le jour.

Dans un deuxième temps, chaque paroisse a fait part des projets qu’elle envisage pour les années à venir.

Pour conclure, notre évêque indique que les actions du service du frère doivent être enracinées dans le Christ. L’engagement d’un chrétien dans ce domaine est à enraciner dans l'Évangile. Et comme le demande le pape François, il nous faut « écouter le cri du pauvre et y répondre ».

 

Dimanche 14 juin

 

Voici arrivé le jour de la rencontre avec la communauté chrétienne du secteur. Deux cent cinquante personnes se retrouvent pour cela à Saint-Michel. Mgr Papin est entouré des prêtres de nos paroisses. Il y a là les pères Claude Deschien, Pierre Panon, Apollinaire Ngun, Etienne D’Hausen, Alexandre Thomassin, Guy Jacques ainsi que Thierry Legrand, diacre.

Célébration de la messe

Vous êtes l'Évangile pour vos frères, si vous suivez mon exemple pour demeurer dans la charité. Bonne nouvelle pour la terre !

Peuple de lumière baptisé pour témoigner,
Peuple d'Évangile appelé pour annoncer
Les merveilles de Dieu pour tous les vivants.

 

C’est par ce chant bien en rapport avec le thème de la visite pastorale que commence la célébration. Que dire d’elle sinon qu’elle est toute de simplicité et de joie réunies. On en retiendra surtout l’homélie de notre évêque.

 

La fraternité n’est pas une option, c’est une nécessité 

 

L’évangile de ce dimanche affirme : « Le Règne de Dieu est comme une graine de moutarde… ». [Cette] toute petite graine donnera une si grande plante potagère que les oiseaux du ciel pourront faire leur nid à son ombre. Oui, ayez confiance !

Et ce Règne de Dieu porté à son accomplissement, que sera-t-il ? Comment le définir ? Ce sera une humanité fraternelle enfin rassemblée dans la reconnaissance d’un même Dieu, Père de tous les hommes…

Cette humanité-là, il nous revient d’en être les artisans, humbles et déterminés, puisqu’à la suite de Jésus l’Eglise a reçu de lui mission de proclamer le Règne de Dieu et d’en être le signe dans le monde. C’est à cette tâche que nous a invités la grande démarche de l’Eglise en France dénommée : Diaconia-Servons la fraternité. Lors du rassemblement conclusif à Lourdes, le message final proclamait : « La fraternité n’est pas une option, c’est une nécessité »…

L’attention aux plus pauvres, aux plus fragilisés, aux plus isolés, notre engagement auprès d’eux doivent être au cœur de nos préoccupations personnelles et paroissiales, tout simplement parce que ce fut et que cela demeure au cœur du Christ et de son Evangile. Cette attention active doit tenir dans vos paroisses autant de place que la Parole de Dieu, la catéchèse, la liturgie et les sacrements.

Chaque paroisse doit donc inventer sa façon à elle d’accomplir le commandement de la charité fraternelle en fonction des réalités locales. J’ai pu constater au cours de ma visite que c’est bien une préoccupation de vos paroisses, que ce soit auprès des personnes âgées et malades résidant chez elles ou en établissement, auprès des familles en deuil, auprès des personnes handicapées, des immigrés et de bien d’autres façons…

Et puis, faut-il le rappeler, ce n’est pas seulement sur notre bonne fréquentation des Saintes Ecritures ni sur notre assiduité à la messe du dimanche que se jouera notre pleine participation au Royaume de Dieu. Certes, cela est important et nécessaire, car nous y puisons à la source de la charité. Mais dans l’enseignement de Jésus, il y a un autre critère, déterminant : notre pratique effective de la charité : « J’avais faim, et vous m’avez donné à manger… j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ;… malade, et vous m’avez visité ; en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi » ; alors, « venez et recevez en partage le Royaume… »

            Oui, le Règne de Dieu est à l’œuvre dans le monde. Pour qu’il se développe et devienne comme un grand arbre à l’ombre duquel l’humanité toute entière se rassemblera, offrons-lui nos mains, notre intelligence et notre cœur.  « Ceux que tu nourris d’un même pain, Seigneur, tiens les dans le souffle de ton Esprit. Qu’un parfait amour de charité les saisisse et les renouvelle. Amen ».

Repas partagé

C’est par ce moment de convivialité que se conclut la visite de notre évêque. On a passé du temps à discuter sur le parvis, à l’apéritif…

 

 

 

 

 

 

 

… puis à échanger autour des plats confectionnés et apportés par les paroissiens.