Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Catholiques en Meurthe-et-Moselle

Un moment paisible et fort

Alexis Zaïr, jeune homme en chemin vers le baptême.

Ce qu'il a ressenti lors de l'appel décisif : « Un moment paisible, tout en étant fort.» Jeune homme posé et avenant, Alexis Zaïr est l'un des quinze catéchumènes adultes à avoir répondu à l'appel de Monseigneur Jean-Louis Papin le 14 février en l'église Saint-Laurent de Pont-à-Mousson. Poursuivant son chemin vers le baptême, il n'en oublie pas son parcours difficile : « Un trajet où l'on se perd, un père absent, des blessures profondes, des difficultés à trouver sa place dans un monde qui ne tourne pas rond, mais un désir de vie qui est caché et qui nous pousse à se chercher et à chercher quelque chose.» 

« Dieu, si tu existes, j'aimerais bien te rencontrer... » 

Plus jeune, Alexis manifestait un rejet viscéral pour la religion. « Il n'était pas question d'entrer dans une église, je pensais porter un regard cartésien sur la vie.»  La descente des barrières de protection qu'il avait construites débute lors de son arrivée à L'Arche de Jean Vanier. 

Dans le cadre d'un service civique, le jeune homme - qui vient de quitter l'univers du spectacle - se confronte à un environnement qu'il ne connaît pas, mais qui lui parle immédiatement. C'est d'ailleurs par le biais d'un nouveau contrat au sein de L'Arche qu'il arrive à Nancy. « J'ai senti cet accueil très fort qui m'a permis de m'ouvrir. Un mouvement s'est opéré et des questions ont commencé à se poser.»  Et un désir qui arrive : « Dieu, si tu existes, j'aimerais bien te rencontrer...» 

Après un cheminement de plusieurs mois et suite à une conversation avec un prêtre, Alexis réalise qu'il ressent un appel. Il décide alors de vivre un temps de retraite. C'est à la suite de ce dernier qu'il fait choix de se lancer vers le baptême. « Hasard ou Dieu ? Je fais le choix d'appeler cela Dieu »  , témoigne le jeune homme. 

S'agit-il pour lui d'une façon de faire la paix avec son passé ? « Je ne sais pas. Mais en tous cas ce cheminement correspond à un "devenir soi et libre". Se rencontrer soi, oui, c'est peut-être une forme d'apaisement.»