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Catholiques en Meurthe-et-Moselle

Sébastian Cano

Dimanche 21 juin, à 15h30, Monseigneur Papin l'ordonnera prêtre pour le diocèse de Nancy.

 

Un parcours

Dès 17 ans, Sébastian songe à devenir prêtre. Mais un changement de vie professionnelle chez ses parents le pousse à chercher rapidement un travail.

C’est le début d’une longue série d’expériences. Après le lycée, Sébastian travaille dans le secteur du nettoyage industriel. Lorsque vient le moment d’entamer le service militaire, il choisit d’être objecteur de conscience. Il entre alors dans l’univers du zoo. Employé dans un parc animalier en Bretagne pour réaliser des prestations pédagogiques, il se découvre une vocation de soigneur pour les animaux. 
La vie de Sébastian prend une autre direction. Il passe son bac à 27 ans puis s'oriente vers l’informatique. Naturellement doué avec l’outil, un problème de santé lui fait tout arrêter. Après une période de remise en question, Il entame alors une formation de mécanicien en aviation légère. Cette fois-ci, ce sont des problèmes familiaux qui s’interposent… 

En 2005, Il se connecte sur le site internet du diocèse de Nancy et envoie un courriel. Après plusieurs rencontres avec des prêtres, il entre en propédeutique. Puis, l'année suivante, au séminaire de Metz. 

Sébastian est ordonné diacre le 15 juin 2014. Le 21 juin, il sera ordonné prêtre pour le diocèse de Nancy et de Toul.

Sébastian Cano... en résumé

Âge : 44 ans

Lieu de naissance : Nancy

L’ordination diaconale : « C'est passé tellement vite... C’est très curieux car c’est quelque chose qu’on vit comme quelque chose de très long quand on est à l’extérieur alors qu’à l'intérieur c’est très rapide. »

L'année écoulée : « L'insertion en paroisse représente un saut important. Depuis mon ordination, je suis passé d’un week-end en paroisse à trois semaines par mois. Je suis sur la paroisse Saint-Jean-Bosco. Il y a quelque chose de l’ordre de l’abandon. Je n'étais pas fier en démarrant. Je ne le suis toujours pas. Mais je préfère ça : que ça reste de l’ordre de l’inconnu. »

La discipline préférée : « Les études bibliques. Incontestablement... J’ai découvert après vingt ans de lecture de la Bible qu’il fallait des clefs de lecture. Pour découvrir qui on appelle « Dieu », qui on prie... »

Hobbies : « Mon engagement paroissial me prend beaucoup de temps. Mais quand cela est possible, j'aime observer la nature. »

Un film : « L’île, un film russe de 2006, pour la beauté des images et pour l'atmosphère mystique. »

Une musique : « L'Ave Maria, de Tomás Luis de Victoria. Son cd m’a accompagné tout au long de l'année. Dans un autre genre : Rammstein. »

Un livre : « Almanach d'un comté des  sables,  d'Aldo  Leopold,  magnifiquement traduit par Anna Gibson. C'est un livre qui ne m’a jamais abandonné. Un homme y raconte, au fil de douze mois, sa vie dans sa ferme et sa perception de la nature. C'est un récit extraordinaire. »

Une personnalité marquante : « Marthe Robin. C'est à elle que je pense en premier. »
 
Un lieu marquant : « Le Vic, dans les Vosges. J'y ai témoigné pour une retraite de première communion. C'est un lieu vraiment propice pour conduire à la contemplation. »

Affinités spirituelles : « Guillaume de Saint-Thierry, ami de Bernard de Clairvaux. Je suis émerveillé à chaque fois que je le lis. »

Une expérience pastorale marquante : «  La catéchèse. C’est une expérience où on se sent très faible mais c’est un beau lieu d’émerveillement pour le catéchiste. »

Une prière : « Le symbole de Nicée-Constantinople. Le grand Credo qu’on ne savoure peut-être pas assez, et que j’ai présenté aux enfants en catéchèse comme une prière, comme quelque chose qui s’offre à visiter. Il nous emmène dans une vérité de la foi. On n'est pas assez familiarisé avec celui-ci. »