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Catholiques en Meurthe-et-Moselle

Clairjoie, une maison pour les enfants fragilisés

Une grande maison dans un grand parc arboré à Bouxières-aux-Dames. À Clairjoie sont accueillis environ soixante-dix enfants de 4 ans à 18 ans, voire au-delà, après décision de justice. Cette maison d’enfants à caractère social, plus qu’un lieu d’hébergement, leur permet de faire un bout de chemin qui se voudrait plus serein… en compagnie d’une maîtresse de maison et d’éducateurs.

Quand une mesure de milieu ouvert (éducateur mandaté par le juge pour suivre la famille) ne suffit plus, une mesure de placement est prise par le juge pour enfants pour une durée de un ou deux ans. Cette décision se veut un soutien et un accompagnement des parents, avec pour but le retour dans la famille. Ce placement peut aussi correspondre à une demande des parents, épaulés par des travailleurs sociaux : «administratif», c’est un contrat entre les parents et le conseil général.

Comment est organisée la vie dans la maison ?

Michel Denis, directeur de 2004 à 2011. Des petits groupes de dix ou onze enfants, d’âges voisins, vivent dans un grand appartement avec cuisine, salle à manger, chambre de deux, entourés d’éducateurs. Chaque éducateur est référent de deux ou trois enfants et gère les rapports avec la famille, les autres membres de l’équipe, l’employeur pour les plus grands. Les enfants sont originaires du département en priorité et sont scolarisés dans les écoles de proximité, fréquentent les clubs de sport quand c’est possible. Des fêtes sont organisées : Noël, fin d’année. Mais ces enfants fragilisés sont suivis par un psychiatre : casse, violence, drogue, fugue ne sont pas absentes de leur parcours, ni de leur vie dans cette maison.

L’après Clairjoie

Les parents gardent l’autorité parentale, mais se sentent jugés et victimes d’une coalition entre juges et éducateurs, d’où les relations quelquefois compliquées. Après la sortie, quelques enfants repassent, contents de donner des nouvelles. D’autres sont accueillis au foyer des jeunes travailleurs. Ils se livrent peu et expriment parfois la crainte de reproduire avec leurs enfants les situations douloureuses qui les avaient conduites à Clairjoie. Travail difficile pour les éducateurs, mais espérance d’un futur plus ensoleillé pour tous ces enfants confiés.

 

Article extrait du journal Bonne Nouvelle - Secteur pastoral du pays mussipontain - N°6 paru en décembre 2014.
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