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Le Cantique des Créatures

Bas relief

Il s’agit d’une œuvre commune à une dessinatrice, Jacqueline RESCH de Golbey, et à un ébéniste, Jean-Marie TISSERANT à Epinal. Chacun a voulu exprimer dans sa discipline, avec la même foi et le même amour de l’art, les merveilles de la naissance du monde autour du Cantique des Créatures de François d’Assise. Venez voir l’œuvre en la Basilique de Sion - accès libre - jusque fin septembre 2016.

Le Cantique des Créatures

 

 

Présentation du Bas-Relief exposé :

Il s’agit d’une œuvre commune à une dessinatrice, Jacqueline RESCH de Golbey, et à un ébéniste, Jean-Marie TISSERANT à Epinal. Chacun a voulu exprimer dans sa discipline, avec la même foi et le même amour de l’art, les merveilles de la naissance du monde autour du Cantique des Créatures de François d’Assise.

Jacqueline a réalisé une maquette à grandeur réelle laissant aller son inspiration très vive à la lecture des strophes magnifiques.

Jean-Marie rêvait de réaliser une œuvre magistrale. Il a su donner vie, de ses mains habiles, au dessin premier, en deux bas reliefs réalisés dans des bois superbes, le premier en bois d’alisier aux chauds reflets, le second en bois naturel de tilleul.

Le premier panneau a été réalisé en 2001. Il a été exposé dans des églises et divers salons régionaux ainsi qu’à l’occasion de rencontres franciscaines à Lille, Strasbourg, Nevers…Il a été donné, en 2004, par son auteur aux frères mineurs de l’ermitage Saint Damien d’Assise où François a composé le Cantique. Le bas-relief a été accroché dans la clôture, à proximité du lieu de sépulture de Sainte Claire. Il n’est plus visible du public. Jean-Marie n’a qu’une photo de son installation définitive à Saint Damien.

Le second tableau a été créé en 2006. C’est celui qui est présenté jusqu’au 30 septembre 2013 à Saint Georges de Nancy. Par cette œuvre réplique,  Jean-Marie a voulu pouvoir disposer d’un soutien constant à sa dévotion. Dans la suite il sera tenu à disposition du couvent des sœurs clarisses de Vandoeuvre les Nancy à l’occasion de la fête de Saint François, le 4 octobre 2013.

 

Commentaires sur l’œuvre, par le frère Marcel DAVAL (1946-2010) dans la revue franciscaine de mars/avril 2003 :

Impressionnante, l’œuvre réalisée par Jacqueline RESCH et Jean-Marie TISSERANT autour du Cantique.

Jacqueline RESCH par son dessin a su restituer l’émotion du « petit pauvre » devant les splendeurs de la Création.

Jean-Marie TISSERANT, ébéniste, l’a matérialisée dans le bois.

Il dut d’abord modeler dans la terre, plus malléable que le bois, l’ébauche de l’œuvre. Comme un compagnon des temps anciens, il s’affronta ensuite à la matière qu’il cisela avec une délicatesse et un savoir-faire remarquable.

Et l’œuvre a surgi magnifique : les couleurs chaudes de l’alisier  (naturelles du bois de tilleul pour le second Bas-Relief), l’inspiration du dessin, la finesse de la sculpture lui donnent une beauté incomparable qui réveille en nous les énergies secrètes de la Création.

Le soleil et la lune, les étoiles et le vent, le feu, la terre et ses fruits prennent visage, emportés dans le grand flux de l’Univers. Ils deviennent frères et sœurs s’élançant à la rencontre du « petit pauvre » qui a su si bien fraterniser avec eux.

Couchée dans le ventre de la terre, notre sœur la Mort a retrouvé la sérénité que donne tout enracinement en Dieu.

Alors François, les mains ouvertes, peut accueillir ces forces cosmiques et entrer avec elles dans la danse.

Par delà l’inspiration de la dessinatrice et de l’ébéniste, on pressent des racines plus profondes. Pour participer ainsi au grand fleuve de la vie, il faut avoir éprouvé dans sa chair ce que cela veut dire. Le Cantique a surgi du cœur meurtri et désespéré de François en un temps particulièrement difficile de sa vie.

Pour l’artiste comme pour chacun de nous, les chemins de l’existence sont parsemés d’embûches. Il faut s’accrocher à la vie, et c’est sans doute ce qui donne cette profondeur que seule la souffrance traversée peut apporter. L’on découvre alors, étonné, montant au secret de l’être, le surgissement intérieur de la beauté qui participe de la Beauté du Créateur.

Instant sublime, indicible, que rien par la suite ne saurait venir altérer.