Diocèse de Nancy - Catholiques en Meurthe-et-Moselle

Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Catéchuménat

Matinée des accompagnateurs du catéchuménat du 18 novembre 2017

Matinée des accompagnateurs du catéchuménat du 18 novembre 2017, une belle participation des accompagnateurs des catéchumènes d'adultes et d'adolescents.

Matinée des accompagnateurs du catéchuménat du 18 novembre 2017, une belle participation des accompagnateurs des catéchumènes d'adultes et d'adolescents.
Notre Père Evêque a pu expliquer les nouvelles orientations de notre diocèse : 
- Les trois sacrements de l'initiation chrétienne lors de cette vigile pascale 2018.
- L'application du Rituel de l'Initiation Chrétienne des Adultes dès 14 ans.

Voici le texte de l'intervention de notre Père Evêque

Matinée « Initiation chrétienne »

(18 novembre 2017)

 

Trois points dans mon intervention :

L’unité des sacrements de l’initiation chrétienne
L’évêque dans l’initiation chrétienne
La place et l’importance du catéchuménat dans une communauté chrétienne

 

 

L’unité des sacrements de l’initiation chrétienne.

 

Le baptême, la confirmation et l’eucharistie sont les trois sacrements fondateurs de la vie chrétienne ou, selon l’expression de Tertullien (fin du 2ème siècle-début 3ème siècle), les trois sacrements fondateurs du « devenir chrétien ». L’initiation chrétienne unit le catéchumène à la Pâque du Christ.

 

Cela est clairement formulé au n° 1 des Notes doctrinales et pastorales du rituel de l’initiation chrétienne des adultes :

« Par les sacrements de l’initiation chrétienne, les hommes, délivrés de la puissance des ténèbres, morts avec le Christ, ensevelis avec lui et ressuscités avec lui, reçoivent l’Esprit d’adoption des fils et célèbrent avec tout le peuple de Dieu le mémorial de la mort et de la résurrection du Seigneur ».

 

Puis, les Notes précisent en quelques lignes, au n°2, la spécificité de chacun des             trois sacrements dans le processus de l’initiation chrétienne :

    + Par le baptême : l’incorporation à l’Eglise, Corps du Christ, le pardon des péchés, le passage de la filiation en Adam à la filiation adoptive en Christ. Par le baptême, le catéchumène devient une créature nouvelle.

    + Par la confirmation, don de l’Esprit, le baptisé est plus pleinement configuré au Christ pour lui rendre témoignage dans le monde et amener ainsi le Corps du Christ à sa plénitude.

    + Par sa participation à l’Eucharistie, le baptisé/confirmé s’unit à l’offrande du Christ. Il fait croître en lui la vie divine, consolide l’unité du Peuple de Dieu pour qu’il soit le signe et le ferment, c’est-à-dire le sacrement de l’unité de toute la famille humaine.

 

    Et ce n° 2 de conclure :

    « C’est ainsi que les trois sacrements de l’initiation chrétienne conduisent ensemble à leur pleine stature les fidèles qui exercent, dans l’Eglise et dans le monde, la mission de tout le peuple chrétien ».

 

C’est dans cette même perspective que, suite à la demande du concile Vatican II, le pape Paul VI avait promulgué le nouveau rituel de la confirmation. C’était, je cite, « pour manifester plus clairement le lien intime de ce sacrement avec l’ensemble de l’initiation chrétienne » (Constitution sur la liturgie 71).

 

C’est la même perspective qui a présidé à l’élaboration du Rituel du baptême pour les enfants en âge scolaire. Ce rituel prévoit au n° 90 la « possibilité » pour le prêtre qui baptise un enfant de cette âge de le confirmer immédiatement et de l’admettre à la communion eucharistique :

 

« Cela permet de rendre manifeste que les trois sacrements du baptême, de la confirmation et de l’eucharistie sont les sacrements d’une unique initiation chrétienne, et non les sacrements d’étapes psychologiques ».

 

C’est donc on ne peut plus clair : le baptême, la confirmation et l’eucharistie forment un ensemble organique, unifié et articulé selon une dynamique qui est celle de l’initiation chrétienne.

 

La pratique des dernières décennies, mise en place pour des raisons pastorales ou à cause de contraintes organisationnelles, ne permettaient pas de manifester suffisamment cette unité et cette articulation au sein de l’initiation chrétienne.  C’est ainsi que la confirmation était devenue, à tort, le 3ème sacrement de l’initiation chrétienne tant des enfants que des adultes et donc son achèvement, alors que c’est l’eucharistie qui est l’achèvement ou l’accomplissement de l’initiation chrétienne. Pourquoi en était-on arrivé là ? Comme on voulait maintenir la place de l’évêque dans l’initiation chrétienne au moins pour la confirmation, on célébrait celle-ci lorsque l’évêque était disponible, et donc très souvent après l’admission à l’eucharistie par la première communion. C’est ce que j’ai vécu. J’ai été confirmé à 9 ans, deux ans après ma première communion. De même pour la confirmation des adolescents. Des motifs pastoraux légitimes, à savoir permettre une adhésion consciente des adolescents et des jeunes à la foi de leur baptême dans une société de plus en plus sécularisée, a conduit à repousser la confirmation à partir de la 4ème ou de la 3ème qui, de ce fait, tendait à devenir le sacrement de l’engagement personnel. C’est pour respecter le fait que l’évêque est le ministre ordinaire de la confirmation que pour l’initiation chrétienne des adultes on célébrait le baptême et l’eucharistie en paroisse lors de la Vigile pascale, mais on renvoyait la confirmation vers la fin du temps pascal. C’était notre pratique jusqu’à maintenant.  On faisait donc passer les fondements théologiques au second plan, oubliant que ces fondements théologiques n’étaient pas une invention de théologiens imaginatifs mais qu’ils étaient le fruit de la pratique ancestrale de l’Eglise qui avait une signification très importante. Toucher à l’organisation structurelle de ce sacrement fondamental du devenir chrétien n’est pas sans conséquence sur la compréhension de ce qui est en jeu dans l’initiation chrétienne.

 

C’est donc une bonne chose de retrouver la vérité de cet ensemble sacramentel qu’est l’initiation chrétienne, chaque fois qu’on le peut. On ne le peut pas actuellement pour les enfants et les adolescents baptisés dans la petite enfance car la plupart du temps ils auront communié en paroisse vers 8, 9 ou 10 ans. La confirmation viendra après. Sauf si nous décidions que la confirmation aurait lieu à 7 ans… Pourquoi pas… Par contre, nous pouvons respecter l’unité organique des trois sacrements pour les adolescents et les adultes qui demandent l’initiation chrétienne. Qu’ils soient complètement initiés lors de la Vigile pascale célébrée en paroisse et qu’on ne repousse plus la confirmation à une date ultérieure.

 

Du coup se pose la question de la place de l’évêque qu’on ne peut pas passer par pertes et profits. Le plus simple serait évidemment que l’initiation chrétienne de tous les adolescents et de tous les adultes se fasse lors d’une Vigile pascale présidée par l’évêque dans sa cathédrale ou ailleurs… On respecterait à la fois l’unité organique des trois sacrements et le ministère de l’évêque. Mais on n’en est pas tout à fait là pour le moment. Michel reviendra tout à l’heure sur divers aspects plus pratiques.

 

Un théologien contemporain qui a beaucoup travaillé sur les sacrements (Louis-Marie Chauvet) est allé jusqu’à dire que l’initiation chrétienne était comme un sacrement unique en trois gestes si étroitement reliés entre eux qu’ils ne forme qu’une seule figure. D’ailleurs, ce n’est qu’à partir du 5ème siècle que le rite de l’onction est devenu un sacrement autonome. Avant, il était un élément du baptême qui venait l’achever ou le parfaire le baptême, un peu comme une huile essentielle vient parfumer  l’eau du bain. D’un point de vue théologique, on peut donc tout à fait considérer la confirmation comme un élément du baptême. Alors pourquoi le détacher du baptême lorsque nous pouvons faire autrement ?

 

La place de l’évêque

 

Que disent les notes pastorales des rituels ?

 

Dans le Rituel de l’initiation chrétienne des adultes :

 

    « Les évêques sont les premiers dispensateurs des mystères de Dieu : ils sont les organisateurs de toute la vie liturgique dans l’Eglise qui leur est confiée ; il leur appartient donc de régler la célébration du baptême où est donnée la participation au sacerdoce royal du Christ ; aussi n’omettront-ils pas de célébrer eux-mêmes le baptême, surtout à la veillée pascale. C’est à eux particulièrement que sont confiés le baptême des adultes et le soin d’y préparer les catéchumènes » (n° 12).

 

    « C’est à l’évêque qu’il revient, par lui-même ou par son délégué, d’établir et de diriger le service pastoral du catéchuménat, de promouvoir aussi son développement ; c’est à lui d’admettre les candidats à l’appel décisif et aux sacrements. Il faut souhaiter que lui-même, autant que possible, préside à l’appel décisif au cours de la liturgie de Carême, et célèbre les sacrements de l’initiation lors de la veillée pascale, au moins pour ceux qui ont quatorze ans accomplis » (n° 47).

 

Dans le Rituel de la confirmation :

 

    « Dans l’action de l’ensemble du Peuple de Dieu pour accompagner les baptisés avant et après leur confirmation, l’évêque a un rôle central : c’est lui qui est le lien de  communion de la communauté ecclésiale, c’est lui qui organise les ministères au service du bien commun, c’est lui qui assure à la mission son unité. A ces divers titres, ministre originel de la confirmation, il développe par toute son action pastorale ce qui contribue à une meilleure vie des confirmés sous la motion de l’Esprit Saint » (n° 22).

 

    « Le ministre ordinaire de la confirmation est l’évêque. C’est lui qui, habituellement, donne le sacrement. Ainsi, la confirmation est plus clairement reliée à la première effusion de l’Esprit Saint au jour de la Pentecôte. En effet, les Apôtres, après avoir été remplis de l’Esprit Saint, le transmirent eux-mêmes par l’imposition des mains à ceux qui crurent. Ainsi, le fait de recevoir l’Esprit Saint par le ministère de l’évêque met davantage en valeur le lien qui rattache les confirmés à toute l’Eglise, et le commandement reçu du Christ de rendre témoignage au milieu des hommes » (n° 24).

 

Comme je le disais tout à l’heure, si nous voulions respecter et l’unité organique des trois sacrements et la place centrale de l’évêque dans l’initiation chrétienne, il faudrait que l’évêque préside lui-même les trois sacrements au cours de la Vigile pascale, dans sa cathédrale, pour tous les catéchumènes jeunes et adultes du diocèse. Ce serait possible. Je ne pense pas que ce soit actuellement souhaitable. La célébration de l’initiation chrétienne au sein de la communauté paroissiale qui a constitué le milieu dans lequel le catéchumène a cheminé est importante. C’est un événement qui renouvelle la communauté, qui lui rappelle que l’Esprit est toujours à l’œuvre et engendre de nouveaux fils adoptifs de Dieu et de nouveaux membres dans le Corps du Christ. C’est également une invitation à toujours porter le souci du catéchuménat dans la communauté chrétienne. L’initiation chrétienne sera donc célébrée en totalité lors de la Vigile pascale en paroisse.

 

Comment alors manifester la place centrale de l’évêque car on ne peut pas en faire l’impasse ?

 

+ Par le service diocésain du catéchuménat. J’ai donné à son responsable la délégation pour organiser avec son équipe le catéchuménat dans le diocèse. C’est à lui qu’il revient d’établir la liste des catéchumènes, de connaître l’étape à laquelle ils sont, de veiller à la qualité de leur préparation, à la mise en œuvre effective des étapes liturgiques, à la formation des accompagnateurs. C’est au service diocésain qu’il revient de recueillir l’avis des accompagnateurs au sujet de ceux qui se présentent à l’appel décisif et de me les présenter. C’est au service diocésain qu’il convient de signaler dès le début de l’itinéraire les situations qui pourraient faire difficulté pour une admission aux sacrements de Pâques : difficulté au plan de l’adhésion à la foi catholique ou en raison d’un état de vie non conforme à la discipline de l’Eglise. Il ne faut pas attendre l’étape de l’appel décisif pour en faire part car cela fait généralement des dégâts. Quoiqu’il en soit, c’est à l’évêque par le service diocésain qu’il convient de faire connaître la situation. Et c’est à lui que revient la décision finale de l’accès aux sacrements.

Lorsqu’un membre du service diocésain demande à vous rencontrer, lorsqu’il s’enquiert de la façon dont le catéchuménat se vit chez vous, vous devez l’accueillir positivement car il manifeste concrètement la place centrale de l’évêque dans le catéchuménat. Cela ce passe généralement bien. Mais il est arrivé une fois ou l’autre que que cela se soit passé moins bien. Que vient-il faire chez nous ?

 

+ Par la lettre que les catéchumènes adressent à l’évêque en vue de l’appel décisif. C’est une démarche dans laquelle ils s’impliquent beaucoup. Ils se présentent, racontent leur itinéraire humain et spirituel, indiquent ce qui motive leur demande. Et, après avoir entendu l’avis des accompagnateurs présenté par le responsable diocésain, je réponds à chacun en personnalisant à partir de sa lettre et en invitant à la récollection préparatoire à la célébration de l’appel décisif. La lecture de ces lettres est un moment important de mon ministère. Elles témoignent de l’action toujours actuelle de l’Esprit Saint, une action de salut… Elle dit aux catéchumènes la place spécifique de l’évêque dans leur initiation chrétienne.

 

+ La participation à la récollection préparatoire à l’appel décisif.

 

+ La présidence de l’appel décisif le 1er dimanche de Carême.

 

Vous voyez que désormais je n’interviendrai plus dans la célébration de la confirmation des catéchumènes adolescents et adultes puisqu’elle sera désormais célébrée en paroisse sitôt après le baptême. Toutefois, il serait judicieux de signifier la place centrale de l’évêque soit dans l’homélie, soit par une monition à un moment ou à un autre, pourquoi pas au moment de la présentation du Saint-Chrême en rappelant qu’il a été confectionné par l’évêque au cours de la messe chrismale célébrée à la cathédrale durant la Semaine sainte.

 

L’importance du catéchuménat dans la communauté chrétienne

 

Je conclus par quelques mots sur l’importance du catéchuménat dans une communauté chrétienne. Une communauté qui ne se préoccupe pas du catéchuménat, c’est-à-dire de l’engendrement de nouveaux membres, est une communauté sans avenir, une communauté qui va vers la mort. Non pas qu’il doive y avoir à chaque Vigile pascale une célébration de l’initiation chrétienne dans chaque paroisse. Nous savons bien que cela ne marche pas toujours ainsi, bien que dans certaines paroisses il y ait chaque année un ou plusieurs catéchumènes initiés au cours de la Vigile pascale. Mais il y a aussi des paroisses où je n’ai jamais vu un seul catéchumène en 18 ans de ministère dans notre diocèse. Est-ce qu’on s’en préoccupe  au niveau d’une EAP ? Est-ce qu’une personne a été désignée pour avoir cette attention ? La question doit être posée.

 

Ceci étant dit, quelle est la relation entre le catéchuménat et la communauté paroissiale ?

 

Dans le Rituel de l’initiation chrétienne des adultes :

 

    « C’est au Peuple de Dieu, c’est-à-dire à l’Eglise qui transmet et nourrit la foi reçue des Apôtres, que revient en premier lieu le soin de préparer au baptême et de former les chrétiens. C’est par le ministère de l’Eglise que les adultes sont appelés à l’Evangile par l’Esprit Saint, et c’est dans la foi de l’Eglise que les enfants sont baptisés et éduqués » (n° 7).

 

    « Le peuple de Dieu, représenté par l’Eglise locale, doit comprendre et manifester sans cesse que l’initiation des adultes est vitale pour lui et dépend de la responsabilité de tout baptisé. Qu’il soit donc très attentif à vivre sa vocation apostolique et à venir en aide à ceux qui cherchent le Christ. Dans les différentes circonstances de la vie quotidienne, comme dans l’apostolat, ‘il revient à tout disciple du Christ, pour sa part, la charge de répandre la foi’. Aussi l’Eglise locale doit-elle aider les candidats et les catéchumènes pendant toute la durée de leur initiation : précatéchuménat, catéchuménat et temps de la mystagogie »    (n° 44).

 

La première chose à noter, c’est qu’une communauté ne sera catéchuménale que si elle est missionnaire, que si chacun de ses membres a à cœur de témoigner de l’Evangile. Dans leurs lettres, les candidats à l’appel décisif évoquent souvent le témoignage de personnes qui ont été déterminantes dans leur mise en route vers les sacrements de l’initiation chrétienne. Une communauté qui ne serait ni vraiment évangélique ni missionnaire aura peu de chance de susciter des catéchumènes.

 

Ensuite, il y a la place de la communauté dans l’accompagnement et la formation des catéchumènes. Place importante car comme le dit le Texte national d’orientation de la catéchèse en France, c’est l’Eglise qui est éducatrice de la foi. Elle est en quelque sorte la matrice de la foi. Place importante aussi parce que l’un des buts principaux du catéchuménat, c’est d’incorporer à l’Eglise et d’initier à la vie ecclésiale. Cette incorporation ne se réalise pas seulement par les rites sacramentels (baptême, confirmation, eucharistie) mais elle se construit progressivement tout au long de l’itinéraire catéchuménal. Cela signifie que les catéchumènes ne doivent pas être à côté et en dehors de la communauté chrétienne même s’ils ne sont pas pleinement incorporés par les sacrements. Ils en sont membres à une place particulière. La communauté doit les considérer ainsi et prendre soin d’eux comme il convient. Ils peuvent s’investir dans la communauté dans des domaines qui ne nécessitent pas d’être baptisés. Si les choses se passent ainsi, il a toutes les chances pour que l’après-baptême se passe bien. Par contre, s’il n’y a aucune relation du catéchumène avec la communauté chrétienne, sauf avec un ou deux accompagnateurs, l’insertion ecclésiale après les célébrations de la Vigile pascale sera difficile et provoquera des déceptions de part et d’autre. On a tout intérêt à ce que les catéchumènes soient connus de la communauté, au moins à partir de l’entrée en catéchuménat qui est une célébration publique, qui signifie une entrée dans l’Eglise et qui engage la communauté à accompagner les catéchumènes par la prière et un grand esprit fraternel. Surtout pas d’indifférence comme c’est parfois le cas. Les accompagnateurs doivent veiller à cela avec les pasteurs et les EAP.

 

Ensuite, il y a toutes les étapes liturgiques vers la Vigile pascale qui sont célébrées dans l’assemblée chrétienne locale et auxquels les fidèles doivent avoir à cœur de participer. Il y a enfin à prendre un soin particulier de ceux et celles qui auront été initiés et donc à ne pas considérer que tout est acquis une fois que l’initiation a été célébrée. L’initiation chrétienne ne se réduit pas à son moment sacramentel. De même qu’il y a un avant, il y a aussi un après qu’on appelle la mystagogie (sans doute à travailler pour la vivre réellement).

 

« Le temps de la mystagogie est de la plus haute importance : il permet aux néophytes… d’entrer en relation plus étroite avec les fidèles et de leur apporter une vision renouvelée de l’existence et un nouveau dynamisme. En les entourant d’attention et d’amitié, on veillera particulièrement à l’affermissement de leur vie chrétienne et à leur insertion pleine et joyeuse dans la communauté » (n° 238).